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Les Puces de L’Ilot : brocante solidaire à Saint-Gilles 1024 576 L'Ilot

Les Puces de L’Ilot : brocante solidaire à Saint-Gilles

Photo : ©Marion Cobut

Les Puces de L’Ilot : brocante solidaire à Saint-Gilles

Une brocante solidaire à La Tricoterie

Le dimanche 29 novembre entre 11h et 18h, l’asbl L’Ilot qui lutte contre le sans abrisme à Bruxelles et en Wallonie organise Les Puces de L’Ilot, une grande brocante solidaire à La Tricoterie (rue Théodore Verhaegen 158 à Saint-Gilles).

Pour cette première édition, L’Ilot, via ses projets d’économie circulaire vous ouvre les portes d’une brocante pas comme les autres.

Vous aimez chiner, dénicher des pépites ou vider votre grenier tout en faisant une bonne action ? Les Puces de L’Ilot sont faites pour vous !

Vous chercher un endroit pour exposer, vendre, visibiliser votre commerce tout en faisant une bonne action ? Les Puces de L’Ilot sont aussi faites pour vous !

Un dimanche pour chiner

Dans ce lieu chaleureux, vivant et bien connu du public bruxellois, nous souhaitons réunir des exposant·es, magasins, friperies, antiquaires, brocanteur·euses et passionné·es de beaux objets autour d’un événement convivial, accessible et porteur de sens.

Des objets issus des projets d’économie circulaire de L’Ilot

L’Ilot y proposera une sélection de pièces issues de sa Recyclerie de Marchienne-au-Pont et de son Service d’Installation au Logement. Ces services collectent toute l’année du mobilier et des objets pour permettre aux personnes accompagnées de s’équiper dignement lorsqu’elles retrouvent un logement.

Vous y trouverez une sélection de belles pièces issues de nos collectes : mobilier de caractère, objets vintage, décoration, curiosités, tableaux, pièces de collection… Autant de trésors qui méritent une seconde vie.

Les vendre lors de cette brocante permettra de transformer ces objets en moyens concrets pour soutenir les missions de L’Ilot, sans détourner nos services de leur objectif premier : répondre aux besoins essentiels des personnes accompagnées.

Un appel aux commerces, friperies et antiquaires

Nous invitons donc les commerces, friperies, antiquaires et professionnel·les à rejoindre l’événement en tenant un stand.

Au-delà de la visibilité offerte par un rendez-vous appelé à attirer un large public dans un lieu emblématique, cette participation constitue un engagement solidaire concret : chaque exposant·e s’engageant à reverser en conscience une partie de ses bénéfices de la journée à l’association.

Informations pratiques

La brocante sera ouverte au grand public de 11h à 18h. L’accès au site pour l’installation des stands sera possible dès 9h du matin.

En participant aux Puces de L’Ilot, vous donnez une seconde vie aux objets, vous rencontrez un public curieux et sensible aux démarches responsables, et vous soutenez directement l’action de L’Ilot en faveur des personnes sans abri et mal logées.

Plus d’infos

Contact et réservation : m.grimberghs@ilot.be ou 0487 22 32 86

stand up solidaire ilot
Une soirée de stand-up solidaire au profit de L’Ilot 1024 576 L'Ilot

Une soirée de stand-up solidaire au profit de L’Ilot

Une soirée de stand-up solidaire au profit de L’Ilot

Après Aymeric Lompret, Fanny Ruwet, Lisa Delmoitiez, Mélanie Akkari, PE, Dena ou encore Florence Mendez, c’est au tour de Sacha Ferra, Emilie Croon et Alice Conard de monter sur scène pour la bonne cause !

Cette soirée de stand-up solidaire aura lieu le mercredi 23 septembre au Centre Culturel Jacques Franck, à Saint-Gilles. Elle promet un moment drôle, chaleureux et engagé, au profit de L’Ilot et de nos projets de lutte contre le sans-abrisme.

Rire ensemble pour soutenir la lutte contre le sans-abrisme

Pourquoi participer à cette soirée ? D’abord, parce qu’on va rire tou·tes ensemble. Ensuite, parce que chaque euro récolté contribuera à lutter durablement contre le sans-abrisme, en finançant activement les projets de L’Ilot.

Dans un secteur social fragilisé par les incertitudes politiques et budgétaires, L’Ilot ne se résigne pas à continuer d’accueillir, accompagner, reloger et préparer des solutions durables pour les personnes sans abri, sans chez-soi ou mal logées.

Pour soutenir L’Ilot et participer à cette soirée solidaire, n’hésitez pas à réserver votre place !

Au programme de cette soirée de stand-up solidaire

20h15 — Première partie : Alice Conard

Artiste belge dont l’humour naturel et le sens de l’observation se mêlent à un parcours atypique pour offrir un cocktail explosif sur scène. Après avoir exploré une dizaine de métiers, de l’architecture à l’animation d’enfants ou encore les démonstrations Tupperware, elle transforme aujourd’hui ce vécu foisonnant en une matière comique très personnelle. Son regard sur le quotidien, entre autodérision et lucidité, guide autant son écriture que sa manière d’être sur scène. 

20h30 — Sacha Ferra

Sacha élabore un répertoire de stand-up qui décortique les particularités de son plat pays. Le bruxellois parle de ce qu’il connait le mieux : son quotidien et son entourage. En faisant des blagues, il déclare sa flamme à la Belgique, l’air de rien, comme toujours. Il applique aussi un autre grand principe de la famille Ferra, rire de soi avant tout. 

21h — Emilie Croon

Humoriste, scénariste et comédienne, Emilie délivre un spectacle sur l’absurdité des échanges entre ses pairs souvent par des touches sarcastiques mais toujours avec beaucoup de bienveillance ! 

Détails pratiques

Date : mercredi 23 septembre à partir de 20h15
Lieu : Centre Culturel Jacques Franck (Chaussée de Waterloo 94, 1060 Saint-Gilles)
Tarifs : 15€ prix plancher / 20€ prix conscient / 30€ prix solidaire / 50€ prix d’engagement / Article 27 bienvenu·es !

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Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence 1024 576 L'Ilot

Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence

Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence

En période de canicule, les personnes sans abri sont parmi les plus exposées. Quand les températures dépassent les 34 °C, il devient vital de pouvoir se mettre à l’abri, boire, se rafraîchir, prendre une douche et faire redescendre sa température corporelle.

Pour les personnes qui vivent en rue, ces gestes simples sont souvent impossibles. À la faim, à la fatigue, à la déshydratation, aux violences de la rue et aux problèmes de santé s’ajoute à présent un risque supplémentaire : celui de mourir de fortes chaleurs.

Pourquoi l’été est aussi dangereux que l’hiver

On associe souvent le sans-abrisme au froid et à l’hiver. Pourtant, l’été est tout aussi dangereux. Sans accès régulier à l’eau, à l’ombre, à l’hygiène ou à un lieu au frais, chaque journée de canicule devient une épreuve physique.

Comme le rappelle Noé Brohez, responsable de l’action sociale à L’Ilot : “Le corps n’arrive pas à se refroidir comme c’est le cas pour nous, parce que la température ne redescend pas du tout assez la nuit. Il n’y a aucun moyen de se refroidir, si ce n’est de trouver un accueil de jour“.

Dans un tel contexte, les centres de jour de L’Ilot offrent un répit essentiel : un endroit où souffler, prendre une bonne douche, manger, boire et bénéficier d’un accompagnement psychosocial. Ce soutien immédiat peut aussi ouvrir la porte vers un accompagnement plus durable.

Votre soutien a un impact concret

Face à la canicule, chaque don permet d’agir rapidement pour les personnes sans abri.

  • Avec 20 € ou 40 €, vous faites déjà la différence pour éviter une catastrophe.
  • Avec un don de 100 € (70 € après déduction fiscale), vous permettez l’accueil d’une personne en centre de jour pendant une semaine, avec douches, repas et accompagnement psychosocial.

Personne ne devrait devoir survivre dehors sous une chaleur extrême. En soutenant L’Ilot, vous contribuez à protéger les personnes sans abri pendant la canicule et à maintenir un accueil indispensable. Chaque geste compte.

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Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme 1024 576 L'Ilot

Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme

Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme

À Bruxelles, la progression de la précarité confirme l’urgence de dépasser les seules réponses d’urgence pour agir sur les causes profondes du sans-abrisme. Pour mieux comprendre ces enjeux, nous avons croisé les regards d’Olivier Witmeur, professeur d’entrepreneuriat et président du conseil d’administration de L’Ilot, et d’Hélène Deconinck, Coordinatrice de projet à la Fondation Roi Baudouin. Tous deux mettent en avant une même conviction : sans accès durable au logement, il est impossible de réduire structurellement le nombre de personnes sans chez-soi.

Le dernier dénombrement réalisé par Bruss’Help recense 9.777 personnes sans chez-soi à Bruxelles, soit une augmentation de 24,5 % par rapport à 2022. Parmi elles, près de 1.000 vivent directement en rue. Pour la Fondation Roi Baudouin, cette progression confirme la nécessité de réponses structurelles, appuyées sur des données fiables et sur une coordination renforcée entre les secteurs du logement, de la santé mentale, des assuétudes et de l’aide sociale. Dans ce contexte, la crise du logement apparaît comme un véritable « moteur de précarisation » et impose d’agir « sur toute la chaîne » : prévenir les ruptures, faciliter l’accès au logement, accompagner les personnes concernées et soutenir les professionnel·les de terrain.

Mettre le logement au cœur de la lutte contre le sans-abrisme

Dans ce contexte, la Fondation Roi Baudouin souligne que « le système reste trop souvent tiré vers l’urgence », alors que les données plaident pour une logique de « logement d’abord et prévention ». C’est précisément là que L’Ilot se distingue selon Hélène Deconinck. Mettre « le logement au cœur » est en effet le levier clé pour réduire durablement le nombre de personnes sans chez-soi.

Une approche de terrain, structurante pour le secteur

La Fondation Roi Baudouin met également en avant « une combinaison assez rare de quatre postures » qui caractérise L’Ilot : un accueil à bas seuil et une continuité de présence, une attention particulière aux publics les plus vulnérables — femmes victimes de violences, personnes sans papiers, sortants de prison —, mais aussi un « mix intervention – économie sociale – expertise ».

Ce positionnement permet à L’Ilot de répondre à l’urgence, tout en contribuant à faire évoluer les pratiques et les politiques de lutte contre le sans-abrisme.

Pour la Fondation Roi Baudouin, soutenir L’Ilot, c’est donc soutenir une organisation capable de répondre à l’urgence tout en faisant évoluer durablement les politiques et les pratiques, afin de « ne laisser personne de côté ».

« L’accès au logement, c’est la base de pas mal de problèmes d’aujourd’hui »

Pour Olivier Witmeur, professeur d’entrepreneuriat et président du conseil d’administration de L’Ilot, la lutte contre le sans-chez-soirisme doit dépasser la seule réponse à l’urgence. Son engagement auprès de l’association s’est construit progressivement, à travers une rencontre avec l’immobilier social, puis avec la réalité du sans-abrisme et les équipes de terrain de L’Ilot.

De ce parcours est née une conviction forte : l’accès au logement est un levier central pour permettre aux personnes sans chez-soi de reconstruire une trajectoire stable. « L’accès au logement, c’est la base de pas mal de problèmes d’aujourd’hui », résume-t-il.

Aller au-delà de l’urgence sociale

L’urgence sociale reste indispensable. Elle permet de répondre à des situations immédiates, parfois vitales. Mais elle ne peut pas constituer la seule réponse au sans-chez-soirisme.

Pour Olivier Witmeur, l’image de l’aide aux personnes sans chez-soi reste trop souvent limitée à l’intervention en rue ou à la réparation de ce qui est cassé. Or, le problème est plus profond. Il touche à l’absence de logement, à la difficulté d’activer ses droits et à l’impossibilité de se reconstruire sans point d’ancrage.

C’est là que l’approche de L’Ilot prend tout son sens. Car selon lui, l’association ne se limite pas à gérer les conséquences visibles du sans-abrisme. Elle cherche à agir sur ses causes structurelles, en plaçant le logement au cœur des solutions.

Le logement comme point de départ

Sans logement, il devient difficile d’accéder à certains services, d’exercer ses droits, de stabiliser sa situation administrative ou de se projeter dans l’avenir. Le logement n’est donc pas seulement un toit. Il constitue une base à partir de laquelle d’autres droits peuvent redevenir effectifs.

Cette vision guide l’action de L’Ilot : soutenir les personnes sans chez-soi dans leur parcours, tout en développant des réponses concrètes pour favoriser l’accès au logement. L’objectif est clair : ne pas seulement gérer l’urgence, mais permettre des sorties durables du sans-abrisme.

Une association engagée, professionnelle et innovante

Selon Olivier Witmeur, la force de L’Ilot réside dans sa capacité à combiner engagement militant, rigueur professionnelle et innovation. Cette combinaison permet à l’association d’agir à plusieurs niveaux : accompagnement de terrain, plaidoyer, recherche de solutions concrètes et mobilisation de partenaires.

Le plaidoyer fait partie intégrante de ce rôle. Pour faire évoluer les politiques publiques et les représentations, il faut porter une parole claire. Mais L’Ilot ne s’arrête pas à cette parole : l’association agit dans un contexte budgétaire contraint, où chaque action doit être solide, utile et mesurable.

Cette exigence se retrouve aussi dans la gouvernance. Les décisions se construisent en dialogue avec les équipes de terrain, qui connaissent les réalités vécues par les personnes accompagnées. Cette relation entre l’organe d’administration et les équipes permet d’identifier des solutions réalistes face à des problèmes complexes.

Investir dans le logement pour changer d’échelle

Pour les dix prochaines années, Olivier Witmeur formule une ambition claire pour L’Ilot : mobiliser des moyens importants pour produire davantage de logements et réduire significativement le nombre de personnes sans abri.

Son rêve ? « Un demi-milliard d’euros d’investissement immobilier pour construire assez de logements pour éradiquer en une fois le problème. » Toutes les vulnérabilités ne disparaîtront pas. Des personnes continueront à connaître des ruptures familiales, des sorties d’institutions, des difficultés de santé mentale ou d’autres situations complexes. Mais si le système ne déborde pas dès le départ, il devient possible d’accompagner ces parcours plus efficacement.

Soutenir L’Ilot, c’est donc soutenir une approche qui défend les droits humains, agit sur les causes profondes du sans-abrisme et place le logement au centre des solutions.

Pour découvrir l’ensemble de nos actions et projets en 2025, consultez notre rapport annuel complet.

sexe contre logement
Sexe contre logement : une réalité inacceptable 1024 576 L'Ilot

Sexe contre logement : une réalité inacceptable

Location offerte. Sexe exigé.

En Belgique, faute de logements accessibles, des femmes sans chez-soi sont contraintes d’accepter des rapports sexuels pour avoir un toit. Fuir les violences de la rue ne devrait jamais conduire à en subir d’autres.

Ce n’est ni un « arrangement », ni un choix libre. C’est une violence rendue possible par la crise du logement, la précarité et l’absence d’alternatives sûres. Un rapport de force brutal, fondé sur la peur de la rue et la menace de perdre ses enfants, ses papiers ou le peu de stabilité qu’il reste.

Chaque jour, chercher un toit peut devenir une nouvelle zone de danger pour des femmes déjà fragilisées par la pauvreté, les violences ou une rupture familiale. Un toit ne devrait jamais se payer avec son corps.

Quand le toit devient un chantage sexuel

Aucune femme ne devrait avoir à choisir entre la rue et la violence sexuelle pour dormir à l’abri. Cette stratégie de survie laisse des traces profondes : estime de soi détruite, sentiment d’être un objet de transaction, confiance brisée… C’est pourquoi notre association, active depuis plus de 65 ans en Belgique, construit déjà une chaîne de protection et de reconstruction. Un lieu sûr. Un accompagnement global. Un soutien vers le logement. Un suivi après l’entrée en habitation.

Marathon de Charleroi : participez aux 5 km avec L’Ilot à Jumet 1024 576 L'Ilot

Marathon de Charleroi : participez aux 5 km avec L’Ilot à Jumet

Marathon de Charleroi : participez aux 5 km avec L’Ilot à Jumet

Le marathon de Charleroi est un rendez-vous sportif, mais aussi une belle occasion de se mobiliser pour une cause essentielle. Ce 26 avril, l’équipe de L’Ilot à Jumet participera à nouveau aux 5 km de la troisième édition du marathon de Charleroi avec l’envie de rassembler un maximum de participantes et de participants autour de ce défi solidaire.

Pourquoi participer au marathon de Charleroi avec L’Ilot ?

Participer au marathon de Charleroi avec L’Ilot, c’est soutenir concrètement les personnes sans chez-soi ou mal-logées, tout en rejoignant une équipe engagée sur le terrain. À Jumet, nos équipes accompagnent chaque jour des hommes en situation de sans-abrisme. En rejoignant notre équipe, vous soutenez L’Ilot dans son action quotidienne contre le sans-abrisme.

Un témoignage fort derrière cette initiative

Cette initiative est portée notamment par un résident de la maison d’accueil de Jumet qui est sous bracelet électronique. Pour lui, s’entraîner à une course comme le marathon de Charleroi représente un véritable défi, avec des horaires stricts, des déplacements limités et un quotidien sous contrainte. Et c’est aussi ce que l’on veut rendre visible cette année.

Son témoignage rappelle une réalité souvent invisible :

« Porter un bracelet électronique, ce n’est pas juste “rester chez soi”. C’est vivre avec des horaires stricts, des déplacements limités, et la sensation constante d’être surveillé. Chaque minute compte, chaque imprévu devient un stress. Derrière ce dispositif, il y a une réalité souvent invisible : celle d’un quotidien contraint, où la liberté se mesure en heures autorisées. C’est une peine, mais aussi un combat pour se reconstruire malgré les restrictions. Certes, moins contraignant de par où je suis passé. Mais tout de même restreint. »

Comment rejoindre l’équipe de L’Ilot ?

L’inscription est de 35 €. Elle comprend les démarches d’inscription, le dossard, un maillot L’Ilot ainsi que des pâtisseries préparées avec cœur par les équipes et les résidents de Jumet après la course.

Chaque participant·e s’engage également à créer une page de collecte avec un objectif minimum de 50 €, en mobilisant ses proches, ses collègues ou sa famille.

Pourquoi courir avec L’Ilot ?

Participer aux 5 km du marathon de Charleroi avec L’Ilot Jumet, c’est relever un défi personnel, rejoindre une équipe engagée et soutenir concrètement nos actions auprès des personnes sans chez-soi et mal-logées.

La date limite d’inscription est fixée au 5 avril.

Merci pour votre soutien.

logement temporaire
Logement temporaire (ISSUE) : définition, objectif et publics cibles 1024 576 L'Ilot

Logement temporaire (ISSUE) : définition, objectif et publics cibles

Photo : ©Julie Debellaing

ISSUE : le logement temporaire pour lutter face au sans-abrisme

Sommaire :

  • Qu’est-ce qu’un logement temporaire ?
  • Quel est l’objectif du logement temporaire dans le cadre du projet ISSUE ?
  • Logement temporaire (ISSUE) : quels accompagnements pour quels publics cibles ?
    • Axe 1 : l’insertion par le logement via un coaching intensif
    • Axe 2 : répit, repos et ouverture de droit
    • Axe 3 : (ré)intégration dans un logement “Housing first”
  • Quelle durée pour un logement temporaire avec ISSUE ?
  • L’occupation temporaire, une solution pragmatique face à l’explosion du sans-abrisme

Le partenariat ISSUE regroupe des acteurs représentant différents volets du secteur de la lutte contre le sans-abrisme (travail de rue, urgence, santé mentale, logement) qui mutualisent leurs expertises. L’accompagnement des personnes bénéficie dès lors de la complémentarité des approches au sein de l’équipe pluridisciplinaire de travailleuses et travailleurs.   

En date du 31/12/2025 et depuis le début du projet en mars 2020 :
– 156 personnes sans abri ont intégré 50 logements ISSUE, grâce à une collaboration avec 7 partenaires-logement.
– Pour 58 personnes, le logement temporaire a été un tremplin vers le logement durable.
– Pour 1/3 des personnes dont c’était l’objectif, le logement temporaire a permis une mise en ordre administrative et/ou une réouverture des droits.

Qu’est-ce que l’occupation temporaire ? 

L’occupation temporaire consiste à rendre habitables des logements vides (en attente de rénovation) et les mettre à disposition de personnes sans abri via une convention d’occupation. Ce dispositif est ainsi conçu comme un tremplin qui répond à l’urgence et accompagne les personnes pour une transition vers le logement durable. 

Quel est l’objectif du logement temporaire dans le cadre du projet ISSUE ?

Constatant que le nombre de personnes sans chez-soi augmente en Région de Bruxelles-Capitale, que de nombreux logements restent vides à Bruxelles, et que les centres d’hébergement sont saturés, L’Ilot, DIOGENES, le Smes, Pierre d’Angle et le Samusocial ont décidé de mutualiser leurs expertises pour créer ISSUE. Ce projet innovant nait de la volonté de penser les choses différemment et de proposer, avec le logement temporaire, une alternative complémentaire aux dispositifs existants dans le secteur d’aide aux personnes sans chez-soi.  

ISSUE saisit l’opportunité de logements individuels temporairement inoccupés pour permettre à des personnes sans chez-soi de s’y installer provisoirement et d’offrir à celles-ci un accompagnement psychosocial individualisé et sur-mesure. 

Le projet ISSUE, financé par la COCOM et soutenu par Bruss’help, se concrétise grâce à des conventions d’occupation précaire signées avec des opérateurs du logement, publics ou privés, tels que des Sociétés Immobilières de Service Public (SISP), des Agences Immobilières Sociales (AIS), CityDev (Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale) ou d’autres partenaires qui voudraient contribuer à la réalisation de la mission d’ISSUE.

Logement temporaire (ISSUE) : quels accompagnements pour quels publics cibles ?

La méthodologie du projet ISSUE s’articule autour de trois axes/objectifs qui s’adressent chacun à un public particulier :

Axe 1 : l’insertion par le logement via un coaching intensif

Cet axe vise des personnes ou familles disposant de revenus stables et désireux·ses de retrouver un logement durable ou ayant besoin d’une période tampon pour préciser leur projet de logement.

Pour cet objectif, l’intérêt spécifique du logement temporaire est la possibilité d’une expérience de logement hors des contraintes d’un bail classique qui permet une préparation approfondie en vue de l’entrée en logement durable (ex : identification des points à travailler pour maximiser les chances de maintien en logement, précision du projet logement). Par ailleurs, la stabilité offerte par le logement individuel temporaire permet une meilleure adhésion au coaching, et facilite la présence des personnes aux démarches administratives.

C’est la Cellule Captation et Création de logements qui est l’opérateur de terrain pour cet axe.

Axe 2 : répit, repos et ouverture de droits

Cet objectif concerne des personnes ou familles sans chez-soi en rue, avec ou sans papiers, avec ou sans revenus qui ont soit besoin de repos physique et/ou psychique et/ou dont l’objectif est une mise en ordre administrative. Cet axe cible aussi des personnes (auto) exclues des dispositifs d’urgence sociale.

La valeur ajoutée du logement temporaire pour cet objectif découle de la possibilité de domiciliation et de gratuité du logement permettant de travailler à la remise en ordre administrative, à l’ouverture des droits, à l’adhésion à l’aide et aux soins, notamment pour des personnes en statut précaire. Par ailleurs, le seuil de tolérance est souvent plus adapté en cas de conflit de voisinage.

Ce sont les deux associations DIOGENES et Pierre d’Angle qui sont les opérateurs terrain pour cet axe.

Axe 3 : (ré)intégration dans un logement “Housing first”

Cet axe s’adresse à des personnes sans chez-soi particulièrement fragiles en raison d’un cumul de problématiques (santé mentale, assuétudes, etc.) et qui visent une sortie définitive de la rue mais ne sont plus en mesure temporairement de fonctionner avec les contraintes d’un logement classique.

Pour ces personnes, bénéficier d’un logement de transit ISSUE et d’un accompagnement psycho-médico-social global, permet un accompagnement (intensif) à la recherche d’un logement pérenne, et constitue un tremplin vers le logement durable.

DIOGENES et le Smes sont les opérateurs terrain pour cet axe.

Quelle durée pour un logement temporaire avec ISSUE ?

La période pendant laquelle un logement provisoire peut être occupé est très variable, comme le montre ce tableau récapitulatif des bâtiments mis à disposition d’ISSUE depuis le début du projet :

Dénomination du site  Opérateurs logement  Nombre de logements  Durée d’occupation  Statut 
Peterbos  SISP Comensia  7  7 mois 

03/2020 – 09/2020 

Clôturé 
Grande Haie  SISP Log’Iris  3  17 mois 

03/2020 – 07/2021 

Clôturé 
3 pommiers  AIS les trois pommiers  13  72 mois 

01/2021 12/2025 

Prolongation jusqu’au 31/12/2026 

En cours 
Ganshoren   CityDev  1  59 mois 

02/2020 – 12/2024 

Clôturé
Trèfles  CityDev  1  47,5 mois 

04/2022 – 12/2025 

Prolongation jusqu’au 15/03/2026

En cours 

 

Dubrucq  SISP Logement Molenbeekois  14  53 mois  

03/2023 12/2025 

Prolongation jusqu’au 31/07/2027 

En cours 
Etterbeek – Log’Iris  SISP LogIris   11 15 mois 

Déc 2023 – Février 2025
Prolongation jusqu’au 31/07/2027 

Clôturé

L’occupation temporaire, une solution pragmatique face à l’explosion du sans-abrisme 

Le dernier dénombrement réalisé en 2024 estime à près de 10 000 le nombre de personnes sans chez-soi à Bruxelles. Ce chiffre a été multiplié par cinq en moins de quinze ans. Face à une crise d’une telle ampleur, notre Région se doit de déployer, sans délai, des solutions innovantes et efficaces. 

Pourtant, les données de la SLRB montrent que la vacance dans le parc social augmente, principalement en raison de la nécessité de rénover des logements. En 2022, 11,39 % des 40 500 logements sociaux étaient vides, soit 4 613 unités. En septembre 2025, ce chiffre atteignait 4 848 logements.  

Les logements sociaux sont loin d’être les seuls concernés par ce phénomène. 

logements sociaux inoccupés bruxelles

Légende : le nombre de logements sociaux inoccupés en augmentation à Bruxelles

Une des solutions consiste à opter pour l’occupation temporaire : grâce à une convention d’occupation précaire, des logements vides (en attente de rénovation) sont rendus habitables. Le but de ce dispositif est d’agir ainsi en réponse à l’urgence comme un tremplin, qui permet d’accompagner les personnes vers le logement durable.

L’expérience a montré que les modèles d’occupation temporaire, pour se dérouler au mieux, doivent pouvoir s’appuyer à chaque fois sur deux types d’acteurs : un opérateur logement (en charge de la gestion de l’infrastructure et de la gestion financière du bien), et un service d’accompagnement psycho-social (chargé d’accompagner les personnes relogées).

occupation temporaire

Légende : les deux rôles dans les modèles d’occupation temporaire

Les impacts positifs du logement temporaire bénéficient aussi bien aux personnes relogées, qu’aux propriétaires et à l’espace public.

Mais ce n’est pas tout : les études montrent que prévenir et réduire le sans-abrisme via des solutions comme l’occupation temporaire coûte nettement moins cher aux pouvoirs publics que de devoir financer et gérer la réponse d’urgence (places d’hébergement d’urgence, prise en charge en aval, etc.).

Autrement dit, l’occupation temporaire est une option économiquement plus rationnelle que l’inaction, tout en facilitant l’accès à des solutions de logement plus durables.

logement de transit impacts positifs

Légende : les impacts positifs du logement temporaire

Le logement temporaire s’impose ainsi comme un dispositif à fort impact dans un contexte de contraintes budgétaires. C’est pourquoi nous appelons à la mise en place d’un contrat-cadre régional pour les occupations temporaires intégrant les éléments suivants :

  • financement structurel et pluriannuel couvrant tous les frais des associations portant des projets d’occupation temporaire à visée sociale (personnel, fonctionnement et rénovation) ;
  • mise à disposition gratuite des logements publics inoccupés (SISP, CPAS, Communes, Régie foncière, etc.) ;
  • durée minimale de 2 ans pour l’occupation des bâtiments (adaptable exceptionnellement), jugée essentielle pour stabiliser les personnes et garantir la continuité de l’accompagnement.

Cette note de plaidoyer est portée par : ISSUE (L’Ilot, DIOGENES, Pierre d’Angle, SMES), le Samusocial, Communa et la FéBUL.