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Event bande dessinée « La fabrique de la pauvreté » ce 16 septembre à Bruxelles 1024 576 L'Ilot

Event bande dessinée « La fabrique de la pauvreté » ce 16 septembre à Bruxelles

Event 16 septembre « La fabrique de la pauvreté » à Bruxelles

La pauvreté, un choix de société ?

Le 16 septembre, L’Ilot vous invite à La Tricoterie (158, rue Théodore Verhaegen, 1060 Saint-Gilles) pour une soirée événement autour de la sortie de la bande dessinée La fabrique de la pauvreté – De la lutte contre la pauvreté à la guerre aux pauvres, d’Olivier De Schutter et Juan Mendez, publiée chez Futuropolis.
Après la présentation de la bande dessinée, la soirée se poursuivra par une table ronde consacrée à la grande précarité dans nos sociétés d’abondance.

Avec :

Il s’agira d’une soirée de réflexion, de confrontation des idées et de mobilisation autour d’une question profondément politique : comment nos sociétés produisent-elles et entretiennent-elles la pauvreté et comment pouvons-nous collectivement combattre ces mécanismes ?

Infos & réservation

Si vous souhaitez participer à cette soirée, nous vous recommandons de réserver dès maintenant via un mail à adresser à info@ilot.be  

Trois tarifs sont proposés afin de permettre à chacune et chacun de choisir sa participation :

  • 10 € — tarif accessible
  • 17 € — tarif standard
  • 30 € — prix d’engagement

Merci de préciser par échange de mails le nombre de places souhaitées pour votre réservation.

La rencontre aura lieu dans Le Boudoir de La Tricoterie, dont la capacité est limitée à 153 personnes.

La bande dessinée La fabrique de la pauvreté pourra également être achetée sur place auprès du stand de la librairie Les Yeux Gourmands.

Le programme

  • 19h : Accueil
  • 19h30 : Présentation de La fabrique de la pauvreté. Présentation de la bande dessinée, suivie d’un temps de questions-réponses.
  • 20h15 : Table ronde : « Grande précarité et société d’abondance ». Avec Christine Mahy, Olivier De Schutter et Ariane Dierickx.
  • 21h30 : Échanges informels autour d’un verre
  • 22h : Clôture

Informations pratiques

  • Quand ? Mercredi 16 septembre 2026
  • Où ? La Tricoterie (158, rue Théodore Verhaegen. 1060 Saint-Gilles — Bruxelles)

Réservation obligatoire via info@ilot.be.

Parce que lutter contre la pauvreté ne suffit plus si l’on ne s’attaque pas à ce qui la fabrique.

Le 16 septembre, venez écouter, questionner, débattre et prendre part à cette discussion.

Marchienne-au-Pont : des nouveaux logements de transition pour femmes et enfants 1024 576 L'Ilot

Marchienne-au-Pont : des nouveaux logements de transition pour femmes et enfants

Marchienne-au-Pont : des nouveaux logements de transition pour femmes et enfants

Après quinze mois de rénovation en profondeur, la maison d’accueil de L’Ilot à Marchienne-au-Pont rouvre ses portes sous une forme entièrement repensée : le bâtiment accueille désormais sept studios et trois appartements destinés à héberger temporairement des femmes sans chez-soi, seules ou avec leurs enfants.

Avec ces nouveaux logements de transition à Marchienne-au-Pont, L’Ilot souhaite proposer une expérience plus proche de la vie « chez-soi », tout en maintenant un cadre sécurisant et un accompagnement social conséquent. Ce projet marque une étape importante dans le nouveau plan stratégique de L’Ilot : faire du logement le principal levier de sortie du sans-chez-soirisme.

Une maison d’accueil pensée comme un tremplin vers le logement

Pendant longtemps, les maisons d’accueil ont été organisées autour d’espaces collectifs, répondant avant tout aux situations d’urgence. Si cette réponse reste indispensable, elle ne suffit plus toujours à préparer une sortie durable du sans-chez-soirisme.

L’Ilot fait évoluer ce modèle. À Marchienne-au-Pont, les anciens espaces ont donc été transformés en unités de vie individualisées. Les femmes et les familles accueillies disposent de leur propre studio ou appartement, avec davantage d’intimité, tout en conservant l’accès à des espaces communs et à des activités collectives choisies.

Cette nouvelle configuration renforce trois dimensions essentielles à la reconstruction des parcours :

  • préserver l’intimité de chacune ;
  • restaurer la dignité après des parcours souvent marqués par des violences multiples ou de la grande précarité ;
  • proposer un cadre compatible avec la vie familiale lorsque des enfants sont présents.

L’objectif n’est pas simplement d’offrir un hébergement temporaire. Il s’agit de permettre aux personnes accueillies de retrouver progressivement les repères d’une vie autonome, dans un environnement sécurisé et protecteur.

Une expérience de vie plus proche du logement

Vivre dans un studio ou un appartement permet de retrouver progressivement des gestes et des responsabilités du quotidien : organiser son espace, préparer les repas, gérer un budget, maintenir des routines ou articuler la vie familiale avec les démarches administratives et sociales.

Cette expérience « comme en logement » constitue une étape importante pour des femmes dont les parcours ont souvent été marqués par des ruptures successives, des violences, des hébergements précaires ou une longue période sans espace personnel.

Le cadre proposé à Marchienne associe ainsi autonomie et accompagnement. Les résidentes disposent de leur propre unité de vie, mais peuvent compter sur une présence professionnelle et sur un suivi adapté à leur situation.

La dynamique collective reste également présente, mais elle n’est pas imposée. Des activités et des moments communs sont organisés pour lutter contre l’isolement, favoriser l’entraide et recréer du lien, sans remettre en cause le besoin d’intimité et de sécurité de chacune.

Un accompagnement intensif dans un cadre protecteur

Le dispositif de Marchienne-au-Pont, composé de 7 studios et 3 appartements une chambre, dont certains accessibles aux PMR, accueille volontairement un nombre limité de femmes afin de préserver la qualité de l’accompagnement. Le dispositif global pourra accueillir jusqu’à 27 personnes.

Chaque femme bénéficie d’un suivi individualisé portant notamment sur :

  • l’accès aux droits ;
  • la santé ;
  • les démarches administratives ;
  • la recherche de logement ;
  • la préparation à une installation durable.

L’accompagnement s’adapte également aux réalités vécues par les femmes accueillies, notamment lorsqu’elles ont connu des violences conjugales, des ruptures familiales ou des parcours de grande précarité.

L’objectif est simple : que le temps passé à Marchienne-au-Pont permette de reconstruire des repères suffisamment solides pour éviter un retour à la rue ou dans un environnement insécurisant. Cette approche s’appuie sur l’expertise développée par L’Ilot auprès des femmes en situation de grande précarité.

Un espace adapté aux enfants et à la vie familiale

La présence d’enfants a été prise en compte dès la conception du projet. Les appartements permettent aux familles de disposer d’un cadre plus proche d’un véritable domicile et de préserver davantage leurs rythmes, leurs relations et leur intimité.

Un local spécifique est également prévu pour les enfants de moins de trois ans ainsi que les adolescent·es. Plus largement, les enfants peuvent être intégrés au projet jusqu’à l’âge de 18 ans. Lorsque l’un ou l’une d’entre eux atteint la majorité pendant le séjour, la continuité de son accompagnement est organisée avec les partenaires concernés.

Cette attention portée aux enfants est essentielle. Le sans-chez-soirisme affecte l’ensemble de la vie familiale : la scolarité, la santé, le sommeil, les relations sociales ou encore le sentiment de sécurité. Offrir un espace de vie individualisé permet de limiter certains de ces effets et de recréer un cadre quotidien plus stable.

Un dispositif “par et pour les femmes” : non-mixité et équipe 100 % féminine

Le projet est conçu par et pour les femmes : il repose sur un cadre non mixte et une équipe 100 % féminine, en cohérence avec les objectifs de sécurité, d’accessibilité et de continuité.

Cette organisation vise des effets opérationnels : réduire les freins à l’entrée, soutenir la confiance, limiter les risques de décrochage et permettre un accompagnement plus approfondi sur des enjeux sensibles dans un cadre de sécurité relationnelle.

Cyrielle, coordinatrice de la maison d’accueil, vous présente les nouveaux logements.

Le logement au cœur du nouveau projet de L’Ilot

La transformation du site de Marchienne-au-Pont n’est pas un projet isolé. Elle s’inscrit dans le nouveau plan stratégique 2025-2030 de L’Ilot, qui place le logement au centre de ses priorités. L’Ilot continuera bien entendu à répondre aux situations d’urgence, mais souhaite désormais consacrer une part plus importante de son énergie à deux objectifs complémentaires :

  • produire des solutions de logement accessibles et abordables ;
  • accompagner les personnes sans chez-soi vers ces logements et dans leur maintien, afin de favoriser leur autonomie.

De Marchienne-au-Pont à la rue des Palais

Cette vision prend déjà forme à travers plusieurs projets majeurs, comme le futur site de la rue des Palais à Schaerbeek. En collaboration avec Fair Ground Brussels, L’Ilot y a acquis plusieurs immeubles qui devraient accueillir, d’ici 2027, Circé de L’Ilot, notre centre de jour pour femmes sans chez-soi, dans un lieu pérenne.

Le site de la rue des Palais comprendra également des studios et appartements de transition pour des femmes seules et des mamans solos, ainsi que des logements à long terme pour des personnes sorties de la rue.

Depuis 2016, 72 logements ont déjà été créés avec des investisseuses et investisseurs privés engagé·es dans des projets immobiliers sociaux. D’ici 2030, L’Ilot souhaite changer d’échelle et développer davantage de solutions durables pour les personnes les plus vulnérables.

Un projet intégré au réseau de Charleroi

Le dispositif de Marchienne-au-Pont n’a pas vocation à fonctionner de manière isolée. Il s’inscrit dans un réseau de partenaires actifs dans les secteurs du logement, de la santé, de la parentalité, de l’aide sociale et de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Cette coopération est indispensable pour garantir la continuité des parcours. Elle doit permettre d’assurer des orientations adaptées, de mobiliser les services spécialisés lorsque cela est nécessaire et de préparer des solutions de sortie réalistes.

Avec les logements de transition de Marchienne-au-Pont, L’Ilot concrétise une conviction qui guide désormais l’ensemble de sa stratégie : on ne sort pas durablement du sans-abrisme sans agir directement sur le logement.

Un toit n’est pas un luxe. C’est la base d’une construction durable.

brocante solidaire ilot
Les Puces de L’Ilot : brocante solidaire à Saint-Gilles 1024 576 L'Ilot

Les Puces de L’Ilot : brocante solidaire à Saint-Gilles

Photo : ©Marion Cobut

Les Puces de L’Ilot : brocante solidaire à Saint-Gilles

Une brocante solidaire à La Tricoterie

Le dimanche 29 novembre entre 11h et 18h, l’asbl L’Ilot qui lutte contre le sans abrisme à Bruxelles et en Wallonie organise Les Puces de L’Ilot, une grande brocante solidaire à La Tricoterie (rue Théodore Verhaegen 158 à Saint-Gilles).

Pour cette première édition, L’Ilot, via ses projets d’économie circulaire vous ouvre les portes d’une brocante pas comme les autres.

Vous aimez chiner, dénicher des pépites ou vider votre grenier tout en faisant une bonne action ? Les Puces de L’Ilot sont faites pour vous !

Vous chercher un endroit pour exposer, vendre, visibiliser votre commerce tout en faisant une bonne action ? Les Puces de L’Ilot sont aussi faites pour vous !

Un dimanche pour chiner

Dans ce lieu chaleureux, vivant et bien connu du public bruxellois, nous souhaitons réunir des exposant·es, magasins, friperies, antiquaires, brocanteur·euses et passionné·es de beaux objets autour d’un événement convivial, accessible et porteur de sens.

Des objets issus des projets d’économie circulaire de L’Ilot

L’Ilot y proposera une sélection de pièces issues de sa Recyclerie de Marchienne-au-Pont et de son Service d’Installation au Logement. Ces services collectent toute l’année du mobilier et des objets pour permettre aux personnes accompagnées de s’équiper dignement lorsqu’elles retrouvent un logement.

Vous y trouverez une sélection de belles pièces issues de nos collectes : mobilier de caractère, objets vintage, décoration, curiosités, tableaux, pièces de collection… Autant de trésors qui méritent une seconde vie.

Les vendre lors de cette brocante permettra de transformer ces objets en moyens concrets pour soutenir les missions de L’Ilot, sans détourner nos services de leur objectif premier : répondre aux besoins essentiels des personnes accompagnées.

Un appel aux commerces, friperies et antiquaires

Nous invitons donc les commerces, friperies, antiquaires et professionnel·les à rejoindre l’événement en tenant un stand.

Au-delà de la visibilité offerte par un rendez-vous appelé à attirer un large public dans un lieu emblématique, cette participation constitue un engagement solidaire concret : chaque exposant·e s’engageant à reverser en conscience une partie de ses bénéfices de la journée à l’association.

Informations pratiques

La brocante sera ouverte au grand public de 11h à 18h. L’accès au site pour l’installation des stands sera possible dès 9h du matin.

En participant aux Puces de L’Ilot, vous donnez une seconde vie aux objets, vous rencontrez un public curieux et sensible aux démarches responsables, et vous soutenez directement l’action de L’Ilot en faveur des personnes sans abri et mal logées.

Plus d’infos

Contact et réservation : m.grimberghs@ilot.be ou 0487 22 32 86

stand up solidaire ilot
Une soirée de stand-up solidaire au profit de L’Ilot 1024 576 L'Ilot

Une soirée de stand-up solidaire au profit de L’Ilot

Une soirée de stand-up solidaire au profit de L’Ilot

Après Aymeric Lompret, Fanny Ruwet, Lisa Delmoitiez, Mélanie Akkari, PE, Dena ou encore Florence Mendez, c’est au tour de Sacha Ferra, Emilie Croon et Alice Conard de monter sur scène pour la bonne cause !

Cette soirée de stand-up solidaire aura lieu le mercredi 23 septembre au Centre Culturel Jacques Franck, à Saint-Gilles. Elle promet un moment drôle, chaleureux et engagé, au profit de L’Ilot et de nos projets de lutte contre le sans-abrisme.

Rire ensemble pour soutenir la lutte contre le sans-abrisme

Pourquoi participer à cette soirée ? D’abord, parce qu’on va rire tou·tes ensemble. Ensuite, parce que chaque euro récolté contribuera à lutter durablement contre le sans-abrisme, en finançant activement les projets de L’Ilot.

Dans un secteur social fragilisé par les incertitudes politiques et budgétaires, L’Ilot ne se résigne pas à continuer d’accueillir, accompagner, reloger et préparer des solutions durables pour les personnes sans abri, sans chez-soi ou mal logées.

Pour soutenir L’Ilot et participer à cette soirée solidaire, n’hésitez pas à réserver votre place !

Au programme de cette soirée de stand-up solidaire

20h15 — Première partie : Alice Conard

Artiste belge dont l’humour naturel et le sens de l’observation se mêlent à un parcours atypique pour offrir un cocktail explosif sur scène. Après avoir exploré une dizaine de métiers, de l’architecture à l’animation d’enfants ou encore les démonstrations Tupperware, elle transforme aujourd’hui ce vécu foisonnant en une matière comique très personnelle. Son regard sur le quotidien, entre autodérision et lucidité, guide autant son écriture que sa manière d’être sur scène. 

20h30 — Sacha Ferra

Sacha élabore un répertoire de stand-up qui décortique les particularités de son plat pays. Le bruxellois parle de ce qu’il connait le mieux : son quotidien et son entourage. En faisant des blagues, il déclare sa flamme à la Belgique, l’air de rien, comme toujours. Il applique aussi un autre grand principe de la famille Ferra, rire de soi avant tout. 

21h — Emilie Croon

Humoriste, scénariste et comédienne, Emilie délivre un spectacle sur l’absurdité des échanges entre ses pairs souvent par des touches sarcastiques mais toujours avec beaucoup de bienveillance ! 

Détails pratiques

Date : mercredi 23 septembre à partir de 20h15
Lieu : Centre Culturel Jacques Franck (Chaussée de Waterloo 94, 1060 Saint-Gilles)
Tarifs : 15€ prix plancher / 20€ prix conscient / 30€ prix solidaire / 50€ prix d’engagement / Article 27 bienvenu·es !

canicule et sans abrisme
Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence 1024 576 L'Ilot

Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence

Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence

En période de canicule, les personnes sans abri sont parmi les plus exposées. Quand les températures dépassent les 34 °C, il devient vital de pouvoir se mettre à l’abri, boire, se rafraîchir, prendre une douche et faire redescendre sa température corporelle.

Pour les personnes qui vivent en rue, ces gestes simples sont souvent impossibles. À la faim, à la fatigue, à la déshydratation, aux violences de la rue et aux problèmes de santé s’ajoute à présent un risque supplémentaire : celui de mourir de fortes chaleurs.

Pourquoi l’été est aussi dangereux que l’hiver

On associe souvent le sans-abrisme au froid et à l’hiver. Pourtant, l’été est tout aussi dangereux. Sans accès régulier à l’eau, à l’ombre, à l’hygiène ou à un lieu au frais, chaque journée de canicule devient une épreuve physique.

Comme le rappelle Noé Brohez, responsable de l’action sociale à L’Ilot : “Le corps n’arrive pas à se refroidir comme c’est le cas pour nous, parce que la température ne redescend pas du tout assez la nuit. Il n’y a aucun moyen de se refroidir, si ce n’est de trouver un accueil de jour“.

Dans un tel contexte, les centres de jour de L’Ilot offrent un répit essentiel : un endroit où souffler, prendre une bonne douche, manger, boire et bénéficier d’un accompagnement psychosocial. Ce soutien immédiat peut aussi ouvrir la porte vers un accompagnement plus durable.

Votre soutien a un impact concret

Face à la canicule, chaque don permet d’agir rapidement pour les personnes sans abri.

  • Avec 20 € ou 40 €, vous faites déjà la différence pour éviter une catastrophe.
  • Avec un don de 100 € (70 € après déduction fiscale), vous permettez l’accueil d’une personne en centre de jour pendant une semaine, avec douches, repas et accompagnement psychosocial.

Personne ne devrait devoir survivre dehors sous une chaleur extrême. En soutenant L’Ilot, vous contribuez à protéger les personnes sans abri pendant la canicule et à maintenir un accueil indispensable. Chaque geste compte.

rapport annuel 2025 ilot
Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme 1024 576 L'Ilot

Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme

Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme

À Bruxelles, la progression de la précarité confirme l’urgence de dépasser les seules réponses d’urgence pour agir sur les causes profondes du sans-abrisme. Pour mieux comprendre ces enjeux, nous avons croisé les regards d’Olivier Witmeur, professeur d’entrepreneuriat et président du conseil d’administration de L’Ilot, et d’Hélène Deconinck, Coordinatrice de projet à la Fondation Roi Baudouin. Tous deux mettent en avant une même conviction : sans accès durable au logement, il est impossible de réduire structurellement le nombre de personnes sans chez-soi.

Le dernier dénombrement réalisé par Bruss’Help recense 9.777 personnes sans chez-soi à Bruxelles, soit une augmentation de 24,5 % par rapport à 2022. Parmi elles, près de 1.000 vivent directement en rue. Pour la Fondation Roi Baudouin, cette progression confirme la nécessité de réponses structurelles, appuyées sur des données fiables et sur une coordination renforcée entre les secteurs du logement, de la santé mentale, des assuétudes et de l’aide sociale. Dans ce contexte, la crise du logement apparaît comme un véritable « moteur de précarisation » et impose d’agir « sur toute la chaîne » : prévenir les ruptures, faciliter l’accès au logement, accompagner les personnes concernées et soutenir les professionnel·les de terrain.

Mettre le logement au cœur de la lutte contre le sans-abrisme

Dans ce contexte, la Fondation Roi Baudouin souligne que « le système reste trop souvent tiré vers l’urgence », alors que les données plaident pour une logique de « logement d’abord et prévention ». C’est précisément là que L’Ilot se distingue selon Hélène Deconinck. Mettre « le logement au cœur » est en effet le levier clé pour réduire durablement le nombre de personnes sans chez-soi.

Une approche de terrain, structurante pour le secteur

La Fondation Roi Baudouin met également en avant « une combinaison assez rare de quatre postures » qui caractérise L’Ilot : un accueil à bas seuil et une continuité de présence, une attention particulière aux publics les plus vulnérables — femmes victimes de violences, personnes sans papiers, sortants de prison —, mais aussi un « mix intervention – économie sociale – expertise ».

Ce positionnement permet à L’Ilot de répondre à l’urgence, tout en contribuant à faire évoluer les pratiques et les politiques de lutte contre le sans-abrisme.

Pour la Fondation Roi Baudouin, soutenir L’Ilot, c’est donc soutenir une organisation capable de répondre à l’urgence tout en faisant évoluer durablement les politiques et les pratiques, afin de « ne laisser personne de côté ».

« L’accès au logement, c’est la base de pas mal de problèmes d’aujourd’hui »

Pour Olivier Witmeur, professeur d’entrepreneuriat et président du conseil d’administration de L’Ilot, la lutte contre le sans-chez-soirisme doit dépasser la seule réponse à l’urgence. Son engagement auprès de l’association s’est construit progressivement, à travers une rencontre avec l’immobilier social, puis avec la réalité du sans-abrisme et les équipes de terrain de L’Ilot.

De ce parcours est née une conviction forte : l’accès au logement est un levier central pour permettre aux personnes sans chez-soi de reconstruire une trajectoire stable. « L’accès au logement, c’est la base de pas mal de problèmes d’aujourd’hui », résume-t-il.

Aller au-delà de l’urgence sociale

L’urgence sociale reste indispensable. Elle permet de répondre à des situations immédiates, parfois vitales. Mais elle ne peut pas constituer la seule réponse au sans-chez-soirisme.

Pour Olivier Witmeur, l’image de l’aide aux personnes sans chez-soi reste trop souvent limitée à l’intervention en rue ou à la réparation de ce qui est cassé. Or, le problème est plus profond. Il touche à l’absence de logement, à la difficulté d’activer ses droits et à l’impossibilité de se reconstruire sans point d’ancrage.

C’est là que l’approche de L’Ilot prend tout son sens. Car selon lui, l’association ne se limite pas à gérer les conséquences visibles du sans-abrisme. Elle cherche à agir sur ses causes structurelles, en plaçant le logement au cœur des solutions.

Le logement comme point de départ

Sans logement, il devient difficile d’accéder à certains services, d’exercer ses droits, de stabiliser sa situation administrative ou de se projeter dans l’avenir. Le logement n’est donc pas seulement un toit. Il constitue une base à partir de laquelle d’autres droits peuvent redevenir effectifs.

Cette vision guide l’action de L’Ilot : soutenir les personnes sans chez-soi dans leur parcours, tout en développant des réponses concrètes pour favoriser l’accès au logement. L’objectif est clair : ne pas seulement gérer l’urgence, mais permettre des sorties durables du sans-abrisme.

Une association engagée, professionnelle et innovante

Selon Olivier Witmeur, la force de L’Ilot réside dans sa capacité à combiner engagement militant, rigueur professionnelle et innovation. Cette combinaison permet à l’association d’agir à plusieurs niveaux : accompagnement de terrain, plaidoyer, recherche de solutions concrètes et mobilisation de partenaires.

Le plaidoyer fait partie intégrante de ce rôle. Pour faire évoluer les politiques publiques et les représentations, il faut porter une parole claire. Mais L’Ilot ne s’arrête pas à cette parole : l’association agit dans un contexte budgétaire contraint, où chaque action doit être solide, utile et mesurable.

Cette exigence se retrouve aussi dans la gouvernance. Les décisions se construisent en dialogue avec les équipes de terrain, qui connaissent les réalités vécues par les personnes accompagnées. Cette relation entre l’organe d’administration et les équipes permet d’identifier des solutions réalistes face à des problèmes complexes.

Investir dans le logement pour changer d’échelle

Pour les dix prochaines années, Olivier Witmeur formule une ambition claire pour L’Ilot : mobiliser des moyens importants pour produire davantage de logements et réduire significativement le nombre de personnes sans abri.

Son rêve ? « Un demi-milliard d’euros d’investissement immobilier pour construire assez de logements pour éradiquer en une fois le problème. » Toutes les vulnérabilités ne disparaîtront pas. Des personnes continueront à connaître des ruptures familiales, des sorties d’institutions, des difficultés de santé mentale ou d’autres situations complexes. Mais si le système ne déborde pas dès le départ, il devient possible d’accompagner ces parcours plus efficacement.

Soutenir L’Ilot, c’est donc soutenir une approche qui défend les droits humains, agit sur les causes profondes du sans-abrisme et place le logement au centre des solutions.

Pour découvrir l’ensemble de nos actions et projets en 2025, consultez notre rapport annuel complet.

sexe contre logement
Sexe contre logement : une réalité inacceptable 1024 576 L'Ilot

Sexe contre logement : une réalité inacceptable

Location offerte. Sexe exigé.

En Belgique, faute de logements accessibles, des femmes sans chez-soi sont contraintes d’accepter des rapports sexuels pour avoir un toit. Fuir les violences de la rue ne devrait jamais conduire à en subir d’autres.

Ce n’est ni un « arrangement », ni un choix libre. C’est une violence rendue possible par la crise du logement, la précarité et l’absence d’alternatives sûres. Un rapport de force brutal, fondé sur la peur de la rue et la menace de perdre ses enfants, ses papiers ou le peu de stabilité qu’il reste.

Chaque jour, chercher un toit peut devenir une nouvelle zone de danger pour des femmes déjà fragilisées par la pauvreté, les violences ou une rupture familiale. Un toit ne devrait jamais se payer avec son corps.

Quand le toit devient un chantage sexuel

Aucune femme ne devrait avoir à choisir entre la rue et la violence sexuelle pour dormir à l’abri. Cette stratégie de survie laisse des traces profondes : estime de soi détruite, sentiment d’être un objet de transaction, confiance brisée… C’est pourquoi notre association, active depuis plus de 65 ans en Belgique, construit déjà une chaîne de protection et de reconstruction. Un lieu sûr. Un accompagnement global. Un soutien vers le logement. Un suivi après l’entrée en habitation.

Marathon de Charleroi : participez aux 5 km avec L’Ilot à Jumet 1024 576 L'Ilot

Marathon de Charleroi : participez aux 5 km avec L’Ilot à Jumet

Marathon de Charleroi : participez aux 5 km avec L’Ilot à Jumet

Le marathon de Charleroi est un rendez-vous sportif, mais aussi une belle occasion de se mobiliser pour une cause essentielle. Ce 26 avril, l’équipe de L’Ilot à Jumet participera à nouveau aux 5 km de la troisième édition du marathon de Charleroi avec l’envie de rassembler un maximum de participantes et de participants autour de ce défi solidaire.

Pourquoi participer au marathon de Charleroi avec L’Ilot ?

Participer au marathon de Charleroi avec L’Ilot, c’est soutenir concrètement les personnes sans chez-soi ou mal-logées, tout en rejoignant une équipe engagée sur le terrain. À Jumet, nos équipes accompagnent chaque jour des hommes en situation de sans-abrisme. En rejoignant notre équipe, vous soutenez L’Ilot dans son action quotidienne contre le sans-abrisme.

Un témoignage fort derrière cette initiative

Cette initiative est portée notamment par un résident de la maison d’accueil de Jumet qui est sous bracelet électronique. Pour lui, s’entraîner à une course comme le marathon de Charleroi représente un véritable défi, avec des horaires stricts, des déplacements limités et un quotidien sous contrainte. Et c’est aussi ce que l’on veut rendre visible cette année.

Son témoignage rappelle une réalité souvent invisible :

« Porter un bracelet électronique, ce n’est pas juste “rester chez soi”. C’est vivre avec des horaires stricts, des déplacements limités, et la sensation constante d’être surveillé. Chaque minute compte, chaque imprévu devient un stress. Derrière ce dispositif, il y a une réalité souvent invisible : celle d’un quotidien contraint, où la liberté se mesure en heures autorisées. C’est une peine, mais aussi un combat pour se reconstruire malgré les restrictions. Certes, moins contraignant de par où je suis passé. Mais tout de même restreint. »

Comment rejoindre l’équipe de L’Ilot ?

L’inscription est de 35 €. Elle comprend les démarches d’inscription, le dossard, un maillot L’Ilot ainsi que des pâtisseries préparées avec cœur par les équipes et les résidents de Jumet après la course.

Chaque participant·e s’engage également à créer une page de collecte avec un objectif minimum de 50 €, en mobilisant ses proches, ses collègues ou sa famille.

Pourquoi courir avec L’Ilot ?

Participer aux 5 km du marathon de Charleroi avec L’Ilot Jumet, c’est relever un défi personnel, rejoindre une équipe engagée et soutenir concrètement nos actions auprès des personnes sans chez-soi et mal-logées.

La date limite d’inscription est fixée au 5 avril.

Merci pour votre soutien.