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Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence 1024 576 L'Ilot

Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence

Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence

En période de canicule, les personnes sans abri sont parmi les plus exposées. Quand les températures dépassent les 34 °C, il devient vital de pouvoir se mettre à l’abri, boire, se rafraîchir, prendre une douche et faire redescendre sa température corporelle.

Pour les personnes qui vivent en rue, ces gestes simples sont souvent impossibles. À la faim, à la fatigue, à la déshydratation, aux violences de la rue et aux problèmes de santé s’ajoute à présent un risque supplémentaire : celui de mourir de fortes chaleurs.

Pourquoi l’été est aussi dangereux que l’hiver

On associe souvent le sans-abrisme au froid et à l’hiver. Pourtant, l’été est tout aussi dangereux. Sans accès régulier à l’eau, à l’ombre, à l’hygiène ou à un lieu au frais, chaque journée de canicule devient une épreuve physique.

Comme le rappelle Noé Brohez, responsable de l’action sociale à L’Ilot : “Le corps n’arrive pas à se refroidir comme c’est le cas pour nous, parce que la température ne redescend pas du tout assez la nuit. Il n’y a aucun moyen de se refroidir, si ce n’est de trouver un accueil de jour“.

Dans un tel contexte, les centres de jour de L’Ilot offrent un répit essentiel : un endroit où souffler, prendre une bonne douche, manger, boire et bénéficier d’un accompagnement psychosocial. Ce soutien immédiat peut aussi ouvrir la porte vers un accompagnement plus durable.

Votre soutien a un impact concret

Face à la canicule, chaque don permet d’agir rapidement pour les personnes sans abri.

  • Avec 20 € ou 40 €, vous faites déjà la différence pour éviter une catastrophe.
  • Avec un don de 100 € (70 € après déduction fiscale), vous permettez l’accueil d’une personne en centre de jour pendant une semaine, avec douches, repas et accompagnement psychosocial.

Personne ne devrait devoir survivre dehors sous une chaleur extrême. En soutenant L’Ilot, vous contribuez à protéger les personnes sans abri pendant la canicule et à maintenir un accueil indispensable. Chaque geste compte.

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Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme 1024 576 L'Ilot

Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme

Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme

À Bruxelles, la progression de la précarité confirme l’urgence de dépasser les seules réponses d’urgence pour agir sur les causes profondes du sans-abrisme. Pour mieux comprendre ces enjeux, nous avons croisé les regards d’Olivier Witmeur, professeur d’entrepreneuriat et président du conseil d’administration de L’Ilot, et d’Hélène Deconinck, Coordinatrice de projet à la Fondation Roi Baudouin. Tous deux mettent en avant une même conviction : sans accès durable au logement, il est impossible de réduire structurellement le nombre de personnes sans chez-soi.

Le dernier dénombrement réalisé par Bruss’Help recense 9.777 personnes sans chez-soi à Bruxelles, soit une augmentation de 24,5 % par rapport à 2022. Parmi elles, près de 1.000 vivent directement en rue. Pour la Fondation Roi Baudouin, cette progression confirme la nécessité de réponses structurelles, appuyées sur des données fiables et sur une coordination renforcée entre les secteurs du logement, de la santé mentale, des assuétudes et de l’aide sociale. Dans ce contexte, la crise du logement apparaît comme un véritable « moteur de précarisation » et impose d’agir « sur toute la chaîne » : prévenir les ruptures, faciliter l’accès au logement, accompagner les personnes concernées et soutenir les professionnel·les de terrain.

Mettre le logement au cœur de la lutte contre le sans-abrisme

Dans ce contexte, la Fondation Roi Baudouin souligne que « le système reste trop souvent tiré vers l’urgence », alors que les données plaident pour une logique de « logement d’abord et prévention ». C’est précisément là que L’Ilot se distingue selon Hélène Deconinck. Mettre « le logement au cœur » est en effet le levier clé pour réduire durablement le nombre de personnes sans chez-soi.

Une approche de terrain, structurante pour le secteur

La Fondation Roi Baudouin met également en avant « une combinaison assez rare de quatre postures » qui caractérise L’Ilot : un accueil à bas seuil et une continuité de présence, une attention particulière aux publics les plus vulnérables — femmes victimes de violences, personnes sans papiers, sortants de prison —, mais aussi un « mix intervention – économie sociale – expertise ».

Ce positionnement permet à L’Ilot de répondre à l’urgence, tout en contribuant à faire évoluer les pratiques et les politiques de lutte contre le sans-abrisme.

Pour la Fondation Roi Baudouin, soutenir L’Ilot, c’est donc soutenir une organisation capable de répondre à l’urgence tout en faisant évoluer durablement les politiques et les pratiques, afin de « ne laisser personne de côté ».

« L’accès au logement, c’est la base de pas mal de problèmes d’aujourd’hui »

Pour Olivier Witmeur, professeur d’entrepreneuriat et président du conseil d’administration de L’Ilot, la lutte contre le sans-chez-soirisme doit dépasser la seule réponse à l’urgence. Son engagement auprès de l’association s’est construit progressivement, à travers une rencontre avec l’immobilier social, puis avec la réalité du sans-abrisme et les équipes de terrain de L’Ilot.

De ce parcours est née une conviction forte : l’accès au logement est un levier central pour permettre aux personnes sans chez-soi de reconstruire une trajectoire stable. « L’accès au logement, c’est la base de pas mal de problèmes d’aujourd’hui », résume-t-il.

Aller au-delà de l’urgence sociale

L’urgence sociale reste indispensable. Elle permet de répondre à des situations immédiates, parfois vitales. Mais elle ne peut pas constituer la seule réponse au sans-chez-soirisme.

Pour Olivier Witmeur, l’image de l’aide aux personnes sans chez-soi reste trop souvent limitée à l’intervention en rue ou à la réparation de ce qui est cassé. Or, le problème est plus profond. Il touche à l’absence de logement, à la difficulté d’activer ses droits et à l’impossibilité de se reconstruire sans point d’ancrage.

C’est là que l’approche de L’Ilot prend tout son sens. Car selon lui, l’association ne se limite pas à gérer les conséquences visibles du sans-abrisme. Elle cherche à agir sur ses causes structurelles, en plaçant le logement au cœur des solutions.

Le logement comme point de départ

Sans logement, il devient difficile d’accéder à certains services, d’exercer ses droits, de stabiliser sa situation administrative ou de se projeter dans l’avenir. Le logement n’est donc pas seulement un toit. Il constitue une base à partir de laquelle d’autres droits peuvent redevenir effectifs.

Cette vision guide l’action de L’Ilot : soutenir les personnes sans chez-soi dans leur parcours, tout en développant des réponses concrètes pour favoriser l’accès au logement. L’objectif est clair : ne pas seulement gérer l’urgence, mais permettre des sorties durables du sans-abrisme.

Une association engagée, professionnelle et innovante

Selon Olivier Witmeur, la force de L’Ilot réside dans sa capacité à combiner engagement militant, rigueur professionnelle et innovation. Cette combinaison permet à l’association d’agir à plusieurs niveaux : accompagnement de terrain, plaidoyer, recherche de solutions concrètes et mobilisation de partenaires.

Le plaidoyer fait partie intégrante de ce rôle. Pour faire évoluer les politiques publiques et les représentations, il faut porter une parole claire. Mais L’Ilot ne s’arrête pas à cette parole : l’association agit dans un contexte budgétaire contraint, où chaque action doit être solide, utile et mesurable.

Cette exigence se retrouve aussi dans la gouvernance. Les décisions se construisent en dialogue avec les équipes de terrain, qui connaissent les réalités vécues par les personnes accompagnées. Cette relation entre l’organe d’administration et les équipes permet d’identifier des solutions réalistes face à des problèmes complexes.

Investir dans le logement pour changer d’échelle

Pour les dix prochaines années, Olivier Witmeur formule une ambition claire pour L’Ilot : mobiliser des moyens importants pour produire davantage de logements et réduire significativement le nombre de personnes sans abri.

Son rêve ? « Un demi-milliard d’euros d’investissement immobilier pour construire assez de logements pour éradiquer en une fois le problème. » Toutes les vulnérabilités ne disparaîtront pas. Des personnes continueront à connaître des ruptures familiales, des sorties d’institutions, des difficultés de santé mentale ou d’autres situations complexes. Mais si le système ne déborde pas dès le départ, il devient possible d’accompagner ces parcours plus efficacement.

Soutenir L’Ilot, c’est donc soutenir une approche qui défend les droits humains, agit sur les causes profondes du sans-abrisme et place le logement au centre des solutions.

Pour découvrir l’ensemble de nos actions et projets en 2025, consultez notre rapport annuel complet.

sexe contre logement
Sexe contre logement : une réalité inacceptable 1024 576 L'Ilot

Sexe contre logement : une réalité inacceptable

Location offerte. Sexe exigé.

En Belgique, faute de logements accessibles, des femmes sans chez-soi sont contraintes d’accepter des rapports sexuels pour avoir un toit. Fuir les violences de la rue ne devrait jamais conduire à en subir d’autres.

Ce n’est ni un « arrangement », ni un choix libre. C’est une violence rendue possible par la crise du logement, la précarité et l’absence d’alternatives sûres. Un rapport de force brutal, fondé sur la peur de la rue et la menace de perdre ses enfants, ses papiers ou le peu de stabilité qu’il reste.

Chaque jour, chercher un toit peut devenir une nouvelle zone de danger pour des femmes déjà fragilisées par la pauvreté, les violences ou une rupture familiale. Un toit ne devrait jamais se payer avec son corps.

Quand le toit devient un chantage sexuel

Aucune femme ne devrait avoir à choisir entre la rue et la violence sexuelle pour dormir à l’abri. Cette stratégie de survie laisse des traces profondes : estime de soi détruite, sentiment d’être un objet de transaction, confiance brisée… C’est pourquoi notre association, active depuis plus de 65 ans en Belgique, construit déjà une chaîne de protection et de reconstruction. Un lieu sûr. Un accompagnement global. Un soutien vers le logement. Un suivi après l’entrée en habitation.

L’Ilot lance son Ilot Solidarity Challenge  1024 576 L'Ilot

L’Ilot lance son Ilot Solidarity Challenge 

L’Ilot lance son Ilot Solidarity Challenge 

Parce que la solidarité ne connait pas de frontière, L’Ilot lance un nouveau défi au monde du sport : se mobiliser pour lutter avec nous contre le sans-abrisme.

L’année 2026 qui a débuté s’annonce particulièrement difficile pour les publics qui, chaque jour, passent la porte de nos milieux d’accueil. Une situation d’urgence à laquelle L’Ilot ne se résout pas. Ce pourquoi, nous avons décidé de lancer L’Ilot Solidarity Challenge.

L’idée, créer des ponts entre la réalité quotidienne d’une association qui soutient chaque jour des personnes en situation de grande précarité et des sportives et sportifs présenté·es parfois à tort comme déconnecté·es de la réalité. Parce que la lutte contre le sans-abrisme à Bruxelles et Belgique nous concerne toutes et tous.

Un défi solidaire pour lutter contre le sans-abrisme

Durant tout le mois de janvier, c’est la Royale Union Saint-Gilloise qui a inauguré le bal avec son capitaine Christian Burgess : grâce à la mobilisation de l’équipe ainsi que des supporters, nous avons récolté 9774,67 € au profit de L’Ilot.

L’élan de solidarité se poursuit

En mars, Christian Burgess avait passé le flambeau au RSC Anderlecht et à Colin Coosemans, qui avaient relevé le défi avec 3 500 € au profit de L’Ilot. Le RSC Anderlecht avait ensuite poursuivi cet élan de solidarité contre le sans-chez-soirisme en nommant Raphaël Collignon, 65e joueur mondial au ranking ATP.

Pendant toute sa saison de terre battue, Raphaël Collignon s’était engagé à reverser 10 euros par ace à L’Ilot. Le défi a débuté début avril, à l’occasion de sa participation au tournoi Challenger ATP 125 de Monza, et s’est clôturé début juin, autour de Roland Garros, deuxième Grand Chelem de la saison, disputé sur la terre battue parisienne.

Après avoir porté ce défi pendant plusieurs semaines, Raphaël Collignon s’apprête désormais à passer le flambeau à, afin de prolonger la chaîne de solidarité au profit de L’Ilot.

Participez à L’Ilot Solidarity Challenge

Et maintenant, à vous de jouer : donateur·rices, groupes de supporters et fans, rejoignez L’Ilot Solidarity Challenge en vous mobilisant à votre tour. Relevez le défi et faites un don sur notre cagnotte en ligne pour nous aider concrètement à lutter contre le sans-chez-soirisme. N’hésitez pas non plus à partager le lien de cette cagnotte à votre entourage pour nous soutenir.

Vous aussi, aidez-nous à lutter contre le sans-abrisme et faites grimper le compteur en faisant un don.

Ensemble, on marque des buts. Ensemble, on marque des points contre le sans-abrisme.

pauvreté Belgique et placement institutionnel
Enfants placés : quand la précarité sépare des familles 1024 576 L'Ilot

Enfants placés : quand la précarité sépare des familles

Visuel : ©Squarefish

Enfants placés : quand la précarité sépare des familles 

La pauvreté ne devrait jamais séparer une mère de son enfant

En Belgique, des enfants sont séparés de leurs mères non pas parce qu’elles sont violentes ou négligentes, mais parce qu’elles sont pauvres et sans logement.

Ce placement, souvent brutal, est vécu comme un véritable arrachement – par l’enfant comme par la mère. Et cette blessure peut marquer une vie entière.

Comment, dans un pays comme le nôtre, pouvons-nous encore accepter qu’en 2025, l’absence d’un logement et la pauvreté suffisent à justifier une séparation entre une mère et son enfant ?

Découvrez l’histoire de Nathalie, séparée de son enfant.

Quand la pauvreté devient un motif de placement

En Belgique francophone, près de 40 000 enfants sont éloignés chaque année de leur famille pour être placés en institution, en famille d’accueil ou dans des services spécialisés.
Si certains placements sont nécessaires pour protéger l’enfant, un nombre croissant d’entre eux est lié à la précarité, en particulier à l’absence de logement stable.

Quelques chiffres marquants

  • Près de 40 000 enfants sont placés chaque année, trop souvent en réponse à la pauvreté ;
  • 83 % des familles monoparentales sont portées par des femmes ;
  • 25 % des mères isolées vivent sous le seuil de pauvreté ;
  • Le placement d’un enfant coûte plus de 3 000 € par mois à la société, alors qu’un soutien à la famille coûte 4 à 5 fois moins;
  • Seuls 6,7 % des logements sont des logements sociaux en Belgique, contre 16 % en moyenne dans l’Union européenne.

Plusieurs recherches montrent que les enfants issus de familles pauvres – et en particulier ceux qui vivent avec une mère seule – sont surreprésentés dans les décisions de séparation. La précarité ne devrait jamais être un motif de placement. Pourtant, elle l’est encore.

Nos actions à L’Ilot

À L’Ilot, nous refusons de considérer la précarité et l’absence de logement comme une fatalité qui sépare les familles.

Nous agissons à plusieurs niveaux :

  • Hébergement et accompagnement des mères seules

Dans nos maisons d’accueil, nous offrons aux mères seules un toit, un cadre sécurisant et un accompagnement psychosocial. L’objectif : leur permettre de se relever, de se reconstruire… et, lorsque c’est possible, retrouver leur enfant.

  • Circé de L’Ilot : notre centre de jour pour femmes sans chez-soi

Chaque année, notre centre de jour Circé de L’Ilot accueille plusieurs centaines de femmes sans chez-soi, dont une part importante a des enfants placés ou menacés de l’être. Elles ne sont pas « perdues » : elles luttent. Elles cherchent un lieu pour reprendre pied, retrouver de la dignité et de la force.

  • Création de logements familiaux

À L’Ilot, nous souhaitons créer davantage de logements décents, accessibles, à loyers modérés, pour qu’aucune mère ne doive choisir entre vivre à la rue ou perdre son enfant.

  • Repenser nos maisons d’accueil

Nous souhaitons aussi repenser nos maisons d’accueil : réduire les espaces collectifs imposés, développer des studios individuels, autonomes et sécurisants, adaptés à la vie de famille. Des lieux où la relation parent–enfant peut continuer à se construire, même dans la précarité.

  • Création d’un centre d’étude « Femmes, précarité et travail social »

Via notre centre d’étude « Femmes, précarité et travail social » nous souhaitons lancer une étude-action pour mieux comprendre la réalité de ces mères, documenter les mécanismes de précarisation et former les professionnel·les de l’aide à la jeunesse et du sans-abrisme à mieux coopérer, au bénéfice des familles.

Ces projets peuvent éviter l’irréparable : maintenir une famille unie et offrir un avenir à un enfant sans l’arracher à sa mère.

Sources et ressources  

  • Ligue des familles, Recherche-action sur les attentes et les besoins des familles monoparentales, 2022.
  • Axelle Magazine, Kindja et Melani : récit de mamans désenfantées, 2021.
  • Défense des Enfants International – Belgique, Entretien avec Benoît Van Keirsbilck, 2022
  • Baromètre des loyers, Région de Bruxelles-Capitale, 2024
  • Estimation d’après la Cour des comptes & les données de l’ONE sur les coûts des placements
  • AGORA, Précieux enfants, 2020 ; Vie Féminine, Aide à la jeunesse aveugle aux violences faites aux femmes, 2023 ; LDH, Le placement, 2023
  • Housing Europe, The State of Housing in the EU 2023
chien sans abrisme
Dans la rue, le chien comme seul soutien 1024 576 L'Ilot

Dans la rue, le chien comme seul soutien

« Avant, je ne dormais jamais. Je craignais trop qu’on m’agresse ou qu’on me vole. J’étais toujours sur mes gardes, épuisé, à bout de force. Je n’avais plus envie de vivre. Depuis que j’ai recueilli Molly, je peux enfin fermer les yeux quelques heures. Sans elle, je ne serais sûrement déjà plus là. »

Patrick*, personne sans abri et sa chienne Molly

Un lien vital menacé

Parmi les 50 000 personnes sans abri recensées en Belgique en 2024, beaucoup d’entre elles vivent avec un chien. Il s’agit d’un lien vital, que nous avons le devoir de protéger : celui, profond et indéfectible, qui unit une personne sans chez-soi à son plus fidèle compagnon. Un lien invisible aux yeux de beaucoup, mais souvent le dernier qui persiste quand tout le reste s’est effondré.

À L’Ilot, nous accompagnons depuis 65 ans des personnes privées de logement. Des femmes, des hommes et des enfants qui ont tout perdu et qui, chaque jour, affrontent la dure réalité de la vie en rue. Nous savons combien cette dernière détruit : le corps, le moral, l’espoir… Au milieu de toute cette violence, le chien est salvateur : il devient un repère, un refuge, un gardien contre la peur et l’abandon.

Dans un monde de solitude, les animaux de compagnie sont une source d’affection et de valorisation face au rejet de la société. Le chien reste un ami fidèle, il aide à tenir debout, quand tout vacille. Il apporte un réconfort émotionnel constant, diminue le stress, l’anxiété, et surtout la solitude extrême.

Face aux dangers et à la solitude, le chien représente un véritable refuge. Il permet de dormir quelques heures, sans craindre une agression ou un vol. Car le manque de sommeil détruit. Dormir permet aux personnes sans abri de tenir, survivre une journée de plus. Pour cela, beaucoup ne peuvent compter que sur leur chien.

Malheureusement, ce lien vital, précieux, est constamment mis en péril. Très peu de centres d’accueil pour personnes sans chez-soi acceptent les chiens. Faute de pouvoir l’y emmener dans des conditions dignes et sécurisées, trop de personnes renoncent à un service d’accompagnement social, à un repas ou à une douche.

« C’est dur… Je ne peux pas aller me réchauffer, prendre une douche ou manger un vrai repas à cause de mon chien. Et je ne peux pas la laisser dehors, j’ai trop peur qu’on me la prenne ou qu’il lui arrive quelque-chose. »

Patrick*

emotionele steunhond voor daklozen

Ce choix, inhumain, L’Ilot ne veut plus le cautionner.

Nous refusons que la présence d’un chien soit un obstacle à l’accès à nos services. Toute personne dans le besoin doit pouvoir être accueillie avec dignité, qu’elle soit seule ou accompagnée de son compagnon à quatre pattes.

C’est pourquoi L’Ilot lance aujourd’hui un nouveau projet d’innovation sociale, adapter nos services de première ligne pour accueillir les personnes avec leurs chiens. Ce qui implique :

  • de former nos équipes à l’accueil canin ;
  • d’aménager des espaces adaptés à leurs besoins ;
  • de fournir des soins antiparasitaires gratuits.

Ce projet, nous le portons avec conviction, même sans subvention financière spécifique. Parce qu’il est plus qu’utile et parce qu’il répond à un besoin spécifique.

Sans votre soutien, il ne verra jamais le jour !

Nous avons besoin de vous pour y arriver et financer ce projet pilote.

Votre don peut changer des vies :

  • Avec un don de 50 : vous participez aux soins vétérinaires pour le chien (antiparasitage, vermifuge, vaccination, etc.), essentiels pour prévenir des maladies graves et parfois transmissibles à l’homme.
  • Avec un don de 100 : vous permettez la création d’un espace dédié et sécurisé dans nos centres d’accueil.

Protéger ce lien, c’est protéger une vie.

Grâce à vous, nous pourrons offrir un refuge digne, où personne ne sera plus jamais contraint de choisir entre ses soins de première nécessité et son animal de compagnie.

Soutenez-nous pour faire exister ce projet essentiel !

Vous permettrez à ces duos de rester ensemble. Et parfois, c’est tout ce qu’il leur reste.

* Prénom d’emprunt. Patrick symbolise les centaines de personnes sans abri accompagnées par L’Ilot grâce à votre soutien.

prix fédéral de lutte contre la pauvreté
Prix fédéral de lutte contre la pauvreté – Votez pour Circé (Ilot) ! 1024 576 L'Ilot

Prix fédéral de lutte contre la pauvreté – Votez pour Circé (Ilot) !

Prix fédéral de lutte contre la pauvreté – Votez pour Circé (Ilot) !

Sommaire :
  • Qu’est-ce que le Prix fédéral de lutte contre la pauvreté ?
  • Prix fédéral de lutte contre la pauvreté : comment voter ?
  • Pourquoi voter pour Circé de L’Ilot ?
  • Ressources

En 2025, le Prix fédéral de lutte contre la pauvreté concerne « des actions préventives ou curatives qui assurent la continuité des soins et de l’aide » pour ce public (news.belgium).

Deux prix de 15 000 € sont attribués, respectivement par un jury d’experts et par le vote du public (du 4 au 28 septembre 2025). La cérémonie de remise se tiendra quant à elle le 2 octobre 2025 (news.belgium).

Après ISSUE en 2024, L’Ilot voit cette fois son projet Circé figurer parmi les 9 finalistes ! Il s’agit là d’une belle consécration pour le premier et seul centre de jour par et pour les femmes sans abri à Bruxelles.

Qu’est-ce que le Prix fédéral de lutte contre la pauvreté ?

Créé le 4 juillet 2008 et organisé par le SPP Intégration sociale (SPP Intégration sociale), le Prix fédéral de lutte contre la pauvreté met en lumière des initiatives qui améliorent concrètement la vie quotidienne des personnes en situation de précarité (news.belgium).

Prix fédéral de lutte contre la pauvreté : comment voter ?

Voter pour le projet Circé de L’Ilot n’a rien de plus simple ! Il vous suffit de :

Pourquoi voter pour Circé de L’Ilot ?

Finaliste du Prix fédéral de lutte contre la pauvreté, Circé de L’Ilot est, à notre connaissance, le seul projet conçu par et pour les femmes en Belgique. Unique à Bruxelles, ce centre de jour pour femmes sans abri puise ses racines dans les nombreux constats d’une recherche-action menée par L’Ilot :

  • les femmes sont invisibilisées en rue ;
  • la majorité des femmes en rue sont victimes de différents types de violences (intrafamiliales, conjugales, etc.) et de dominations ;
  • les femmes sont en minorité dans les centres mixtes et y rencontrent très souvent les hommes qui se sont montrés violents envers elles.

L’impact positif de Circé pour ses usagères est indispensable. Le centre répond aussi bien aux besoins vitaux (se nourrir, se laver, etc.) que psychiques. En effet, il offre un accompagnement psycho-médico-social grâce à une équipe formée spécifiquement aux problématiques de genre, de travail social et de violences (subies par les femmes en rue).

La plupart des usagères viennent régulièrement à Circé, ce qui leur permet de retrouver du pouvoir d’agir mais aussi d’être en sécurité pendant quelques heures et à l’abri de la chaleur ou des intempéries.

Moira Fornier, Coordinatrice de Circé

Ressources  

SPP Intégration sociale :

Cambriolage à la Recyclerie de L’Ilot à Marchienne-au-Pont 1024 576 L'Ilot

Cambriolage à la Recyclerie de L’Ilot à Marchienne-au-Pont

Cambriolage à la Recyclerie de L’Ilot à Marchienne-au-Pont : 20 000 € dérobés, un projet solidaire fragilisé

Il s’agit d’un énorme coup dur pour un projet d’économie sociale et solidaire jusqu’ici en pleine expansion.

Dans la nuit de dimanche à lundi, la Recyclerie de L’Ilot à Marchienne-au-Pont, située avenue de Matadi 14a (6030 Marchienne-au-Pont), a été la cible d’un cambriolage. Déjà régulièrement victime de vols à l’étalage ces derniers mois, c’est à un délit de plus grande ampleur qu’on cette fois été confronté·es les travailleuses et travailleurs de la Recyclerie.

Le préjudice financier est estimé à près de 20 000 euros, sans compter les pertes supplémentaires liées à la fermeture temporaire forcée de l’établissement dans les prochains jours. Parmi les biens dérobés figurent notamment 10 000 euros d’argent liquide ainsi que plusieurs tablettes et les deux terminaux de paiement électronique (TPE) – outils indispensables au fonctionnement quotidien de la structure et à son activité commerciale. Un manque à gagner conséquent pour un projet avant tout à vocation sociale. « Parce que c’est bien le côté social qui est attaqué ici », pointe d’ailleurs Caroline Mahieu, coordinatrice de la Recyclerie. « S’en prendre à un projet comme le nôtre, c’est d’abord s’attaquer à ses bénéficiaires. »

Un projet solidaire fragilisé

Et de fait, la Recyclerie de L’Ilot est bien plus qu’un magasin : c’est un projet d’économie sociale et solidaire. Son objectif est de donner une seconde vie aux divers objets et de les proposer à un public dans certains cas en situation de précarité financière, tout en créant des emplois durables pour des personnes éloignées du marché du travail. Chaque meuble réparé, chaque objet revalorisé, contribue non seulement à la réduction des déchets, mais aussi – et surtout – à la lutte contre l’exclusion sociale.

Fermée depuis ce lundi, la Recyclerie espère rouvrir en fin de semaine. Toute l’équipe est en tout cas à pied d’œuvre pour pouvoir relancer l’activité le plus rapidement possible.

Si dans cette période difficile vous désirez apporter votre soutien à la Recyclerie de L’Ilot, n’hésitez pas à faire un don à l’association : BE33 0017 2892 2946, avec en communication « Soutien à la Recyclerie ».