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spectacle queen kong
26/11/25 : théâtre Queen Kong 1024 576 L'Ilot

26/11/25 : théâtre Queen Kong

L’Ilot vous invite à une soirée théâtre exceptionnelle : Queen Kong au Centre Culturel d’Uccle !

Le sans-abrisme frappe durement les femmes, souvent invisibilisées et exposées à des violences multiples. En septembre 2023, notre association a ouvert le premier centre de jour dédié aux femmes sans abri, un espace sécurisant où elles peuvent se reconstruire : Circé de L’Ilot. Pour poursuivre notre engagement, nous organisons une soirée spéciale le mercredi 26 novembre au Centre Culturel d’Uccle, avec la pièce Queen Kong.

Texte percutant et libérateur, Queen Kong raconte le parcours d’une héroïne qui brise les codes et suit son désir de liberté, coûte que coûte. Cette œuvre, adaptée par Georges Lini et acclamée par la critique comme la jeunesse, résonne profondément avec la réalité des femmes en situation de précarité.

Tous les bénéfices de cette soirée seront reversés à L’Ilot. Rejoignez-nous pour un moment de théâtre engagé et solidaire !

INFOS PRATIQUES

Quand ? Le mercredi 26 novembre à 19h30

Où ? Au Centre Culture d’Uccle, Rue Rouge 47, 1180 Uccle

Prix ? Prix scolaire : 12 euros / Prix standard : 30 euros / Prix de soutien : 100 euros

AU PROGRAMME
  • 18h30 : Accès au bar et à une petite restauration (croque monsieur végé ou traditionnel, assiettes de charcuterie/fromage)
  • 19h30 – 21h : Queen Kong
  • 21h00 – 00h : Échanges autour d’un verre
soirée stand up Lisa delmoitiez
Évènement – Soirée plateau avec Lisa Delmoitiez 1024 577 L'Ilot

Évènement – Soirée plateau avec Lisa Delmoitiez

« Diseuse de boutades » en tournée partout en France, en Suisse et forcément en Belgique, mère patrie, Lisa Delmoitiez nous fait l’honneur d’un pit stop ce mercredi 9 avril 2025 aux Halles de Schaerbeek.

L’idée : réunir autour d’elles un beau morceau du gratin du stand-up bruxellois et rigoler ensemble pour soutenir les projets de L’Ilot et continuer de lutter pour mettre fin au sans-abrisme.

Au menu de la soirée, en plus de notre hôte de cérémonie : Mélanie Akkari, Dena, Alba, Zora, PE et Nikoz !! Du très lourd

Pour L’Ilot, cette soirée sera l’occasion de soutenir les projets existants, mais aussi le déménagement bientôt d’une partie de ces activités vers la Rue des Palais à Schaerbeek dans un lieu aux espaces repensés et situé à deux pas des Halles de Schaerbeek.

En plus de passer un moment rigolo ensemble, chacune de vos présences nous aideront ainsi à faire ensemble ce pas en avant gigantesque pour la reconnaissance du sans abrisme comme problématique de société.

INFOS PRATIQUES

Quand ? Le mercredi 9 avril de 19h à minuit

Où ? Aux Halles de SchaerbeekRue Royale-Sainte-Marie 22a, 1030 Schaerbeek

Prix ? Prix standard : 30 euros / Prix de soutien : 100 euros

AU PROGRAMME
  • 19h-20h15 : Accueil, bar, petite restauration et tombola pas pour rire
  • 20h30 – 22h00 : Plateau stand-up animé par Lisa Delmoitiez
  • 22h00 – 00h : Bar et petite restauration
LINE UP
    • Lisa Delmoitiez : on ne présente plus la maitresse de cérémonie ! « Diseuse de boutades » en tournée partout en France, en Suisse et forcément en Belgique, mère patrie, Lisa Delmoitiez nous fait l’honneur d’un pit stop ce mercredi 9 avril 2025 aux Halles de Schaerbeek. Et nous revient pour L’Ilot avec un casting  tordant et engagé.
    • NIKOZ : arpente les planches à un rythme effréné depuis 7 ans. Sur scène, il s’attaque aux petits travers du quotidien, jongle avec l’absurde et fait preuve d’une authenticité désarmante. Son humour est à son image : spontané, bienveillant et sans artifice. Il ne joue pas un personnage, il est lui-même, et c’est peut-être ça qui le rend si attachant. Avec lui, pas de méchanceté gratuite, juste l’envie simple et sincère que tout le monde passe un bon moment.
    • PE : il s’appelle Pierre-Emmanuel mais son nom de scène, c’est PE. L’enfant de Jodoigne se rêvait trompettiste, mais a finalement gravit doucement mais sûrement les échelons de la scène comique belge sans duper personne. On l’a découvert dans les premières parties de Gad Elmaleh puis de Jérémy Ferrari, on le retrouve aujourd’hui en taulier de la foisonnante scène de stand-up francophone.
    • Dena : après avoir fait sold-out sur sold-out et standing-ovation sur standing-ovation avec son spectacle « Dena Princesse Guerrière », Dena Vahdani revient en force. Étoile montantes du stand-up bruxellois, elle défend avec force des identités variées. Une inclusivité qui participe à diversifier ce milieu du stand-up qu’elle défend et considère comme avant-gardiste.
    • Mélanie Akkari : révélée sur les planches du Kings Of Comedy Club, Mélanie nous parle de son identité libanaise tous les lundi matin sur les ondes de la Première. Drôle, touchante et percutante !
    • Alba : Alba s’empare de la scène pour vous raconter son ascension sociale de caissière chez Farm à gourou en passant par psy et enfin dieu. C’est avec son personnage de psychopathe et ses apartés absurdes qu’elle arrive à grimper les échelons de l’ascension sociale de la désillusion. Vous voilà prévenu.e.s, une fois sortie de la salle vous serez adeptes !
    • Zora : humoriste végane sauce lunaire, porte un regard décalé sur la quarantaine, le développement personnel et les légumes. Ça va pulser !

Réservation obligatoire

Ne tardez pas à réserver : les places sont limitées !

théâtre going home
Évènement – Going Home au Théâtre de Poche 1024 576 L'Ilot

Évènement – Going Home au Théâtre de Poche

L’Ilot s’engage dans la lutte contre le sans-abrisme en œuvrant pour l’autonomie et la justice sociale.

À ce titre, nous sommes honoré∙es de collaborer avec le Théâtre de Poche pour une soirée spéciale, le jeudi 30 janvier prochain, dédiée à la dernière représentation de Going Home. Les bénéfices de cet événement seront entièrement reversés à L’Ilot.

Going Home est une plongée au cœur de l’histoire bouleversante de « Michalak l’éthiopien », incarné par l’extraordinaire Dorcy Rugamba. Ce récit d’exil, d’identité et de résilience, qui nous emmène de Salzbourg à Addis-Abeba, entre espoirs et désillusions, résonne profondément avec les valeurs de L’Ilot. Comme Michalak, les personnes qui fréquentent nos services traversent des épreuves aussi complexes que traumatisantes.

Accompagnée par une musique puissante et des visuels immersifs, la pièce est une ode à la compréhension et à la solidarité. Rejoignez-nous pour une soirée mémorable, à la fois artistique et engagée.

Infos pratiques

  • Quand ? Le jeudi 30 janvier 2025 de 19h30 à 20h30
  • Où ? Au Théâtre de Poche
  • Prix ? Prix standard : 30 euros / Prix de soutien : 100 euros
Les équipes de L'Ilot manifestent pour le secteur non-marchand
Trois de nos services risquent de disparaître ! 1024 576 L'Ilot

Trois de nos services risquent de disparaître !

Trois services vitaux de l’Ilot aident des centaines de personnes sans abri à retrouver un logement et une vie digne. Ils sont aujourd’hui menacés de disparition, faute de financements publics. Focus sur leur apport essentiel dans notre combat contre le sans-abrisme à Bruxelles.

L’an passé déjà, l’incertitude financière menaçait le fonctionnement de nos Centres de jour. Aujourd’hui, ces difficultés persistent… et même empirent. Les élections fédérales et régionales ont rendu leur verdict sans appel. Face aux craintes de coupes budgétaires, c’est tout le secteur non marchand qui tremble.

Des services sans financement pérenne

Le fonctionnement et le financement de trois services vitaux (la CCL, ISSUE et le SIL) de l’Ilot sont désormais en danger. Ces services mutualisés ne bénéficient pas d’agréments et n’ont donc pas de financement pérenne. Ils ne peuvent pourtant pas disparaître : leur soutien est essentiel pour les femmes, hommes et enfants sans chez-soi.

La CCL pour un logement durable

La CCL (cellule Captation et Création de Logements) apporte au secteur sans-abri des solutions de logements. Elle convainc notamment des investisseurs et investisseuses privées à mettre leurs biens à disposition des personnes en situation précaire. La CCL travaille pour et avec une trentaine de services bruxellois. Depuis sa création en 2016 et grâce à son travail acharné, ce sont plus de 900 personnes qui ont pu sortir de la rue et retrouver un logement digne et durable.

ISSUE : débloquer des logements temporaires

Le projet ISSUE propose quant à lui des logements individuels temporaires dans des bâtiments inoccupés. Depuis sa création en 2020, 110 personnes ont été accompagnées par le service sur 7 sites différents, totalisant 50 logements individuels.

Le SIL, une aide à la mise en logement

Avoir un logement, c’est une chose. Le meubler en est une autre. C’est là qu’intervient le SIL, le Service d’Installation en Logement. Il récupère du mobilier auprès de particuliers et le propose gratuitement aux personnes sans-chez-soi sur le point d’emménager. Il apporte également une aide précieuse au moment du déménagement. Le SIL répond à des centaines de demandes chaque année, provenant de tout le secteur sans-abri bruxellois.

Un soutien nécessaire

Sans la CCL, ISSUE et le SIL, notre capacité à fournir des services vitaux à toutes les personnes en demande d’un logement serait clairement réduite. L’impact des coupes budgétaires sur celles et ceux que nous accompagnons chaque jour serait catastrophique. Le témoignage de Véronique (prénom d’emprunt), travailleuse du secteur :

« Ça a été une libération, parce qu’auparavant on organisait nous-mêmes des déménagements mais sans le service du SIL. J’ai vraiment connu le fait d’emménager des personnes avec un matelas, et qui restent parfois durant plusieurs mois avec juste le matelas le temps d’économiser et de pouvoir acheter des meubles. On ne réalise pas à quel point c’est un service précieux. »

Il est primordial d’éviter que l’instabilité politique ne prive l’Ilot des ressources nécessaires à son travail d’innovation sociale. Nous faire un don, c’est aider directement et concrètement les personnes qui n’ont plus de chez-soi. Chaque contribution permet à une famille, à une personne isolée, de retrouver un logement temporaire ou durable. Ce que vous donnez aujourd’hui peut changer leur vie demain.

soirée Zidani et ligue d'impro
Retour sur notre soirée avec Zidani et La Ligue Belge d’Impro 1024 576 L'Ilot

Retour sur notre soirée avec Zidani et La Ligue Belge d’Impro

Ce mercredi 13 novembre, vous étiez près de 150 à la Tricoterie pour soutenir en rigolant L’Ilot et la lutte contre le sans-abrisme.

Un immense merci à Zidani et La Ligue d’Improvisation Belge Professionnelle d’avoir contribué à faire de cette soirée un succès. Et encore un grand merci aux étudiant·es de l’Haute école ISFSC pour l’organisation et sans qui cette soirée n’aurait été possible ! On remet ça bientôt ?

manifestation femmes 25 novembre
25 novembre : luttons contre les violences faites aux femmes 1024 576 L'Ilot

25 novembre : luttons contre les violences faites aux femmes

La journée du 25 novembre est dédiée dans le monde entier à la lutte contre toutes les formes de violences à l’égard des femmes. Et cette année encore, L’Ilot prendra part à la manifestation organisée par MIRABAL ce dimanche 24 novembre à 14h. Une journée symbolique pour notre association.

La rue : un monde de violences multiples pour les femmes

Un an après l’ouverture de Circé de L’Ilot, notre Centre de jour pour femmes sans abri, cette Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes continue à résonner pour notre association. À Bruxelles, en 15 ans, le nombre de personnes sans abri a quadruplé. Selon le dernier dénombrement réalisé en 2022 par Bruss’Help, plus de 7000 personnes sont sans abri dans la capitale, et parmi elles, au moins 1 sur 5 serait une femme.

C’est un fait : la rue est un monde de violences multiples pour les femmes, en particulier de violences sexuelles, et c’est ce que nous rapportent aujourd’hui la quasi majorité des femmes fréquentant Circé de L’Ilot. Des femmes invisibilisées pour qui l’offre de services n’était pas adaptée en l’absence d’un Centre d’accueil spécifique réservé aux femmes jusqu’à l’ouverture de Circé de L’Ilot. C’est ce qui est ressorti notamment de notre étude-action sortie en 2022.

Aujourd’hui, brisons ce silence ensemble. La violence sous toutes ses formes n’a pas sa place dans notre société. En cette journée du 25 novembre, rejoins-nous pour dire STOP aux violences. Ensemble, nous pouvons #BriserLeSilence.

circé femmes sans abri

Nos solutions

Un moment de répit en Centre d’accueil de jour

D’une part, en septembre 2023, L’Ilot a inauguré Circé de L’Ilot, le premier Centre de jour par et pour les femmes sans abri à Bruxelles. Ce centre, géré par une équipe 100 % féminine et formée aux spécificités liées au genre, propose des services de première nécessité tels que des petits déjeuner, des repas du midi, des douches, une laverie, des consignes et un espace de repos. Résolument féministe et fondé sur les valeurs de communauté, inclusion et émancipation, Circé de L’Ilot offre un cadre sûr et respectueux pour accompagner les femmes en situation de sans-chez-soirisme. Le centre est ouvert 5 jours/7 : mardi de 8h30 à 13h30, mercredi et jeudi de 8h30 à 17h, samedi et dimanche de 8h30 à 16h.

Un hébergement temporaire en Maison d’accueil

D’autre part, L’Ilot propose également aux femmes sans abri de séjourner dans notre Maison d’accueil pour femmes et familles à Saint-Gilles, lʼune de nos quatre maisons dʼaccueil à Bruxelles et en Wallonie pour qu’elles puissent se reconstruire, de se stabiliser et de faire le point sur sa situation avant dʼenvisager à nouveau un projet dʼavenir.

violences femmes sans abri

Photo : ©Layla Aerts

20 km de Bruxelles 2024
Participez aux 20 km de Bruxelles 2025 avec L’Ilot ! 1024 576 L'Ilot

Participez aux 20 km de Bruxelles 2025 avec L’Ilot !

Cette année, les 20 km de Bruxelles ont lieu le dimanche 25 mai. Vous comptez y participer ? Courez au profit de L’Ilot et aidez-nous à lutter durablement contre le sans-abrisme !

Les inscriptions aux 20 km de Bruxelles avec L’Ilot sont ouvertes !

Depuis plus de 40 ans, les 20 km de Bruxelles réunissent chaque année près de 40 000 participants et participantes ! Un événement incontournable pour les sportives et sportifs en quête de défis !

Cette année encore, L’Ilot participe aux 20 km de Bruxelles en créant une équipe de coureurs et de coureuses. Mais également de marcheurs et de marcheuses. Et rejoindre l’équipe de L’Ilot pour la somme de 50 € vous offre de nombreux avantages à découvrir ci-dessous.

Pourquoi courir avec L’Ilot ?
  • En payant 50 € pour vous inscrire, vous participez uniquement aux frais d’inscription aux 20 km de Bruxelles et à l’organisation le jour-j prise en main par L’Ilot.
  • Grâce à votre collecte d’un minimum de 55 € par personne (obligatoire), vous soutenez nos actions aux côtés des personnes sans chez-soi et mal-logées.
  • Vous ne vous occupez de rien : nous prenons en charge toutes les démarches auprès des organisateurs.
  • Vous bénéficiez sur notre stand d’un vestiaire sécurisé où laisser vos affaires.
  • Vous recevez un maillot original aux couleurs de notre association.
  • Vous vous délecterez d’un brunch sucré-salé + verre(s) de l’amitié en fin de course, concoctés par Les Cuisines de L’Ilot. 
Vous désirez participer en groupe ou avec votre entreprise ? Rien de plus facile !
  • Frais d’inscription : 50 € par coureur.euse (couvrant uniquement l’inscription aux 20 km de Bruxelles et les frais d’organisation engagés par L’Ilot).
  • Votre entreprise lance ensuite une collecte avec un minimum de 55 € obligatoire à atteindre par coureur.euse (par exemple : 10 coureur.euses = 550 € de collecte). C’est via votre collecte que vous pourrez réellement nous soutenir dans nos actions.
  • Vivez une expérience inédite de Team Building, alliant sport et moments de partage dans un cadre festif ! Tout est pris en charge : inscriptions au 20 km, remise des dossards, brunch sucré-salé après la course, vestiaire sécurisé à disposition… Un défi accessible à toutes les conditions physiques et une vraie expérience de cohésion d’équipe.

Pour vous inscrire en tant que groupe / entreprise et pour toutes questions, veuillez contacter Martin Grimberghs :
m.grimberghs@ilot.be – 0487/22.32.86

Des questions ? Contactez Martin Grimberghs : m.grimberghs@ilot.be | 0487/22.32.86

travail précaire
Kart #9 Temps plein, poches vides | Des fins de mois impossibles malgré un emploi : témoignages 1024 576 L'Ilot

Kart #9 Temps plein, poches vides | Des fins de mois impossibles malgré un emploi : témoignages

En Belgique, de plus en plus de travailleurs peinent à boucler leurs fins de mois, malgré un emploi à temps plein. Pour beaucoup, les salaires ne suivent pas l’augmentation constante des loyers. Suite à la sortie de notre nouvelle publication sur les travailleurs et travailleuses précaires, nous avons récolté plusieurs témoignages autour de nous, que ce soit à L’Ilot ou dans notre entourage, concernant la thématique du travail précaire. Tous et toutes témoignent d’un même constat : travailler ne suffit plus pour vivre décemment.

Sylvia*, 36 ans, travailleuse sociale

« On m’a souvent parlé de la règle des 30%. Une règle selon laquelle le loyer d’un appartement ne doit pas dépasser 30% des revenus d’un ménage. Je suis travailleuse sociale, mon conjoint travaille à temps plein lui aussi. Nous avons cherché pendant deux ans à nous loger à Bruxelles en tenant compte de cet adage des 30%. Force est de constater que c’est devenu impossible. Aujourd’hui pour se loger, il faut se mettre en danger financièrement. »

Zakaria*, 51 ans, père de 3 enfants

« C’est devenu impossible en 2024 de vivre convenablement de ses revenus. Avant mes quelques économies me permettaient parfois de partir en vacances, de faire l’un ou l’autre cadeau à mes enfants ou à mes proches. Aujourd’hui, elles m’autorisent tout juste à régler mes factures et à faire face à l’un ou l’autre imprévus. Je suis en permanence sur la corde. »

Blandine*, 24 ans, jeune travailleuse

« J’ai 24 ans, je travaille à plein temps, mais ça ne change rien : avec les garanties locatives de plus en plus élevées, aucun propriétaire ne veut de moi, même avec un emploi à plein temps. Les propriétaires demandent des montants incroyables, parfois jusqu’à trois mois de loyer en avance, juste pour accepter de me louer un appartement. C’est impossible pour moi, même avec un salaire régulier. J’essaie de montrer que je suis sérieuse, que je travaille et que je peux payer, mais c’est jamais suffisant pour eux. Je me retrouve à rester chez des amis ou à chercher des logements précaires parce que je ne peux jamais réunir ces garanties exorbitantes. C’est vraiment décourageant de se dire que, malgré mon travail, je ne peux même pas accéder à un logement stable. »

Jean-Pierre*, 70 ans, travailleur à la retraite

« J’ai pris ma retraite il y a trois ans, mais au lieu de me reposer, je dois continuer à travailler parce que ma pension ne couvre même pas le loyer. Je pensais pouvoir enfin souffler après une vie de boulot, mais entre les loyers qui explosent et les factures qui tombent chaque mois, je n’arrive pas à m’en sortir. C’est épuisant, je me demande souvent quand je pourrai vraiment profiter de ma retraite, ou si ce moment viendra un jour. »

Mariam*, 31 ans, travailleuse à plein temps

« Malgré mon salaire, le loyer engloutit plus de la moitié de ce que je gagne, et chaque mois, je me retrouve à devoir choisir entre payer mon loyer à temps ou me nourrir correctement. Même en travaillant à plein temps, j’ai l’impression que ce n’est jamais suffisant pour vivre décemment. Les factures s’accumulent, tout devient plus cher, mais mon salaire, lui, ne bouge pas. Ce n’est pas normal de travailler autant et de ne pas pouvoir boucler ses fins de mois. On bosse dur, mais on survit à peine. »

Moussa*, 19 ans, personne sans papiers

« Sans papiers, je galère déjà à trouver du travail, mais quand j’en trouve, c’est souvent pour des salaires de misère parce que certains abusent de ma situation. À la fin du mois, impossible de payer mon loyer correctement. Et en plus, je fais face au racisme : les propriétaires et les employeurs me ferment la porte juste à cause de mes origines. J’ai l’impression d’être coincé dans une double précarité, celle de ne pas avoir de papiers et celle d’être jugé sur qui je suis. »

Et vous ? Comment faites-vous face à cette situation ? Est-ce que votre travail vous permet de vivre de vos revenus ? Quel est le % de votre salaire que vous mettez dans votre loyer ? Est-ce que vous connaissez des personnes qui vivent la même situation ? Envoyez-nous votre témoignage en 4-5 lignes à presse@ilot.be. Nous en repartagerons certains d’entre eux de manière anonymisée sur notre page Instagram. Merci d’avance à tous et à toutes pour votre participation !

*prénom d’emprunt.

prix fédéral de lutte contre la pauvreté
Prix fédéral de lutte contre la pauvreté : votez pour ISSUE 1024 576 L'Ilot

Prix fédéral de lutte contre la pauvreté : votez pour ISSUE

Cette année, le Prix fédéral de lutte contre la pauvreté récompensera les partenariats mis en place pour lutter préventivement ou curativement contre la pauvreté.

Et L’Ilot fait partie des lauréats avec le projet ISSUE : en 4 ans, grâce à ISSUE, 100 personnes ont pu être logées temporairement dans des bâtiments inoccupés avant de trouver un logement durable pour certaines d’entre elles.
Kart #9 Temps plein, poches vides | Témoignages 1024 576 L'Ilot

Kart #9 Temps plein, poches vides | Témoignages

Extrait de la bande dessinée avec Abdel de Bruxelles « Un petit expresso sans sucre » qui retrace le parcours de Steph’, un indépendant qui n’arrive plus, malgré son travail, à s’en sortir financièrement.

Des « costumes-cravate » sans chez-soi : la réalité de l’accueil des travailleuses et travailleurs précaires parmi nos publics n’est pas neuve. Équipe sociale et résident·es de nos maisons d’accueil témoignent.

« La tendance est à la hausse »

C’est ce que confirme Alexandra Todeanca, coordinatrice de la Maison d’accueil pour hommes de L’Ilot à Bruxelles. « De plus en plus, nous devons adapter notre accueil à celui de personnes dont le quotidien est de se lever pour aller travailler. Ce n’est évidemment pas la même dynamique d’accompagnement social. »

Des résidents et résidentes qui, bien qu’ayant un emploi, ne parviennent pas à subvenir à leurs besoins essentiels, notamment en matière de logement. Face à la hausse des loyers et à l’insuffisance des revenus, ils et elles se retrouvent dans nos Maisons d’accueil, en dépit de leur activité professionnelle. L’Ilot oeuvre activement pour apporter des solutions structurelles, en plaidant pour une meilleure protection sociale et un accès au logement décent pour toutes et tous ; et, ainsi, freiner l’engrenage infernal dans lequel les personnes vivant en rue tombent irrémédiablement, qu’elles soient travailleuses ou non.

« Aujourd’hui, mon travail ne me protège pas »

Sayli a 29 ans et avait, jusqu’il y a peu, toujours « connu les semaines pleines ». D’abord en salle puis en cuisine, comme « chef » et toujours dans « de grands restaurants ». Le genre de lieu « dans lequel on ne chôme pas ». Des journées de douze heures, six jours par semaine, Sayli connait. D’Atlanta à La Havane en repassant régulièrement par Bruxelles, Sayli mènera pendant des années une vie de backpacker en toque. Pour ses proches, il mène surtout « la grande vie » à l’autre bout du monde. Pour lui, il « se décarcasse pour vivre de sa passion ».

Il paie ses loyers par tranches, enchaîne les heures supplémentaires et les sacrifices qui vont avec. Les dérives aussi : alcool et dépendances le mèneront à un retour précipité en Belgique. Ses proches « tombent de haut ». Lui, fait profil bas. « Avant, pour eux, j’avais l’argent, la voiture, les costumes. Mais c’était plus une façade que le vrai moi. Qui devient riche grâce à son travail ? Eux pensaient que j’avais trouvé ma voie, moi j’étais conscient d’être en train de ruiner ma vie. » S’en suivront neuf jours en rue, ses premiers sans travailler depuis treize ans. Aux nuits dans le métro se succèdent les journées d’errance.

Un appel avec sa sœur lui fera connaitre L’Ilot et sa Maison d’accueil pour hommes, « Le 38 », qu’il intègre en juin dernier. Quelques jours plus tard, revigoré, Sayli trouvera un travail « en deux heures, mais dans un Carrefour Express ». Un temps plein, mais pas franchement le boulot de ses rêves pour celui qui entame en parallèle des études pour devenir éducateur spécialisé. Sayli ne perd pas la face mais ne veut pas que sa situation soit connue de ses collègues. « Ce serait trop louche. » Alors, « pour eux », il est « le bon samaritain toujours bien sapé » qui va porter les invendus du jour « aux SDF ». Pour ses nouveaux colocataires de L’Ilot, il est le travailleur qui ramène des petits plats préparés en fin de journée. Une double vie que Sayli accepte de mener de front, sans sourciller. « Aujourd’hui mon travail ne me protège pas, pour ça il y a L’Ilot, mais je me dis que c’est une étape vers le retour à l’autonomie. »

Près de 40 000 enfants sont placés chaque année en Belgique francophone

En Belgique, des enfants sont séparés de leurs mères parce qu’elles sont en situation précaire.

Pas violentes. Pas négligentes. Juste pauvres et sans logement.

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