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Une soirée de stand-up solidaire au profit de L’Ilot 1024 576 L'Ilot

Une soirée de stand-up solidaire au profit de L’Ilot

Une soirée de stand-up solidaire au profit de L’Ilot

Après Aymeric Lompret, Fanny Ruwet, Lisa Delmoitiez, Mélanie Akkari, PE, Dena ou encore Florence Mendez, c’est au tour de Sacha Ferra, Emilie Croon et Alice Conard de monter sur scène pour la bonne cause !

Cette soirée de stand-up solidaire aura lieu le mercredi 23 septembre au Centre Culturel Jacques Franck, à Saint-Gilles. Elle promet un moment drôle, chaleureux et engagé, au profit de L’Ilot et de nos projets de lutte contre le sans-abrisme.

Rire ensemble pour soutenir la lutte contre le sans-abrisme

Pourquoi participer à cette soirée ? D’abord, parce qu’on va rire tou·tes ensemble. Ensuite, parce que chaque euro récolté contribuera à lutter durablement contre le sans-abrisme, en finançant activement les projets de L’Ilot.

Dans un secteur social fragilisé par les incertitudes politiques et budgétaires, L’Ilot ne se résigne pas à continuer d’accueillir, accompagner, reloger et préparer des solutions durables pour les personnes sans abri, sans chez-soi ou mal logées.

Pour soutenir L’Ilot et participer à cette soirée solidaire, n’hésitez pas à réserver votre place !

Au programme de cette soirée de stand-up solidaire

20h15 — Première partie : Alice Conard

Artiste belge dont l’humour naturel et le sens de l’observation se mêlent à un parcours atypique pour offrir un cocktail explosif sur scène. Après avoir exploré une dizaine de métiers, de l’architecture à l’animation d’enfants ou encore les démonstrations Tupperware, elle transforme aujourd’hui ce vécu foisonnant en une matière comique très personnelle. Son regard sur le quotidien, entre autodérision et lucidité, guide autant son écriture que sa manière d’être sur scène. 

20h30 — Sacha Ferra

Sacha élabore un répertoire de stand-up qui décortique les particularités de son plat pays. Le bruxellois parle de ce qu’il connait le mieux : son quotidien et son entourage. En faisant des blagues, il déclare sa flamme à la Belgique, l’air de rien, comme toujours. Il applique aussi un autre grand principe de la famille Ferra, rire de soi avant tout. 

21h — Emilie Croon

Humoriste, scénariste et comédienne, Emilie délivre un spectacle sur l’absurdité des échanges entre ses pairs souvent par des touches sarcastiques mais toujours avec beaucoup de bienveillance ! 

Détails pratiques

Date : mercredi 23 septembre à partir de 20h15
Lieu : Centre Culturel Jacques Franck (Chaussée de Waterloo 94, 1060 Saint-Gilles)
Tarifs : 15€ prix plancher / 20€ prix conscient / 30€ prix solidaire / 50€ prix d’engagement / Article 27 bienvenu·es !

canicule et sans abrisme
Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence 1024 576 L'Ilot

Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence

Canicule et sans-abrisme : comment agir face à l’urgence

En période de canicule, les personnes sans abri sont parmi les plus exposées. Quand les températures dépassent les 34 °C, il devient vital de pouvoir se mettre à l’abri, boire, se rafraîchir, prendre une douche et faire redescendre sa température corporelle.

Pour les personnes qui vivent en rue, ces gestes simples sont souvent impossibles. À la faim, à la fatigue, à la déshydratation, aux violences de la rue et aux problèmes de santé s’ajoute à présent un risque supplémentaire : celui de mourir de fortes chaleurs.

Pourquoi l’été est aussi dangereux que l’hiver

On associe souvent le sans-abrisme au froid et à l’hiver. Pourtant, l’été est tout aussi dangereux. Sans accès régulier à l’eau, à l’ombre, à l’hygiène ou à un lieu au frais, chaque journée de canicule devient une épreuve physique.

Comme le rappelle Noé Brohez, responsable de l’action sociale à L’Ilot : “Le corps n’arrive pas à se refroidir comme c’est le cas pour nous, parce que la température ne redescend pas du tout assez la nuit. Il n’y a aucun moyen de se refroidir, si ce n’est de trouver un accueil de jour“.

Dans un tel contexte, les centres de jour de L’Ilot offrent un répit essentiel : un endroit où souffler, prendre une bonne douche, manger, boire et bénéficier d’un accompagnement psychosocial. Ce soutien immédiat peut aussi ouvrir la porte vers un accompagnement plus durable.

Votre soutien a un impact concret

Face à la canicule, chaque don permet d’agir rapidement pour les personnes sans abri.

  • Avec 20 € ou 40 €, vous faites déjà la différence pour éviter une catastrophe.
  • Avec un don de 100 € (70 € après déduction fiscale), vous permettez l’accueil d’une personne en centre de jour pendant une semaine, avec douches, repas et accompagnement psychosocial.

Personne ne devrait devoir survivre dehors sous une chaleur extrême. En soutenant L’Ilot, vous contribuez à protéger les personnes sans abri pendant la canicule et à maintenir un accueil indispensable. Chaque geste compte.

rapport annuel 2025 ilot
Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme 1024 576 L'Ilot

Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme

Rapport annuel 2025 : L’Ilot et la Fondation Roi Baudouin appellent à des réponses structurelles face au sans-abrisme

À Bruxelles, la progression de la précarité confirme l’urgence de dépasser les seules réponses d’urgence pour agir sur les causes profondes du sans-abrisme. Pour mieux comprendre ces enjeux, nous avons croisé les regards d’Olivier Witmeur, professeur d’entrepreneuriat et président du conseil d’administration de L’Ilot, et d’Hélène Deconinck, Coordinatrice de projet à la Fondation Roi Baudouin. Tous deux mettent en avant une même conviction : sans accès durable au logement, il est impossible de réduire structurellement le nombre de personnes sans chez-soi.

Le dernier dénombrement réalisé par Bruss’Help recense 9.777 personnes sans chez-soi à Bruxelles, soit une augmentation de 24,5 % par rapport à 2022. Parmi elles, près de 1.000 vivent directement en rue. Pour la Fondation Roi Baudouin, cette progression confirme la nécessité de réponses structurelles, appuyées sur des données fiables et sur une coordination renforcée entre les secteurs du logement, de la santé mentale, des assuétudes et de l’aide sociale. Dans ce contexte, la crise du logement apparaît comme un véritable « moteur de précarisation » et impose d’agir « sur toute la chaîne » : prévenir les ruptures, faciliter l’accès au logement, accompagner les personnes concernées et soutenir les professionnel·les de terrain.

Mettre le logement au cœur de la lutte contre le sans-abrisme

Dans ce contexte, la Fondation Roi Baudouin souligne que « le système reste trop souvent tiré vers l’urgence », alors que les données plaident pour une logique de « logement d’abord et prévention ». C’est précisément là que L’Ilot se distingue selon Hélène Deconinck. Mettre « le logement au cœur » est en effet le levier clé pour réduire durablement le nombre de personnes sans chez-soi.

Une approche de terrain, structurante pour le secteur

La Fondation Roi Baudouin met également en avant « une combinaison assez rare de quatre postures » qui caractérise L’Ilot : un accueil à bas seuil et une continuité de présence, une attention particulière aux publics les plus vulnérables — femmes victimes de violences, personnes sans papiers, sortants de prison —, mais aussi un « mix intervention – économie sociale – expertise ».

Ce positionnement permet à L’Ilot de répondre à l’urgence, tout en contribuant à faire évoluer les pratiques et les politiques de lutte contre le sans-abrisme.

Pour la Fondation Roi Baudouin, soutenir L’Ilot, c’est donc soutenir une organisation capable de répondre à l’urgence tout en faisant évoluer durablement les politiques et les pratiques, afin de « ne laisser personne de côté ».

« L’accès au logement, c’est la base de pas mal de problèmes d’aujourd’hui »

Pour Olivier Witmeur, professeur d’entrepreneuriat et président du conseil d’administration de L’Ilot, la lutte contre le sans-chez-soirisme doit dépasser la seule réponse à l’urgence. Son engagement auprès de l’association s’est construit progressivement, à travers une rencontre avec l’immobilier social, puis avec la réalité du sans-abrisme et les équipes de terrain de L’Ilot.

De ce parcours est née une conviction forte : l’accès au logement est un levier central pour permettre aux personnes sans chez-soi de reconstruire une trajectoire stable. « L’accès au logement, c’est la base de pas mal de problèmes d’aujourd’hui », résume-t-il.

Aller au-delà de l’urgence sociale

L’urgence sociale reste indispensable. Elle permet de répondre à des situations immédiates, parfois vitales. Mais elle ne peut pas constituer la seule réponse au sans-chez-soirisme.

Pour Olivier Witmeur, l’image de l’aide aux personnes sans chez-soi reste trop souvent limitée à l’intervention en rue ou à la réparation de ce qui est cassé. Or, le problème est plus profond. Il touche à l’absence de logement, à la difficulté d’activer ses droits et à l’impossibilité de se reconstruire sans point d’ancrage.

C’est là que l’approche de L’Ilot prend tout son sens. Car selon lui, l’association ne se limite pas à gérer les conséquences visibles du sans-abrisme. Elle cherche à agir sur ses causes structurelles, en plaçant le logement au cœur des solutions.

Le logement comme point de départ

Sans logement, il devient difficile d’accéder à certains services, d’exercer ses droits, de stabiliser sa situation administrative ou de se projeter dans l’avenir. Le logement n’est donc pas seulement un toit. Il constitue une base à partir de laquelle d’autres droits peuvent redevenir effectifs.

Cette vision guide l’action de L’Ilot : soutenir les personnes sans chez-soi dans leur parcours, tout en développant des réponses concrètes pour favoriser l’accès au logement. L’objectif est clair : ne pas seulement gérer l’urgence, mais permettre des sorties durables du sans-abrisme.

Une association engagée, professionnelle et innovante

Selon Olivier Witmeur, la force de L’Ilot réside dans sa capacité à combiner engagement militant, rigueur professionnelle et innovation. Cette combinaison permet à l’association d’agir à plusieurs niveaux : accompagnement de terrain, plaidoyer, recherche de solutions concrètes et mobilisation de partenaires.

Le plaidoyer fait partie intégrante de ce rôle. Pour faire évoluer les politiques publiques et les représentations, il faut porter une parole claire. Mais L’Ilot ne s’arrête pas à cette parole : l’association agit dans un contexte budgétaire contraint, où chaque action doit être solide, utile et mesurable.

Cette exigence se retrouve aussi dans la gouvernance. Les décisions se construisent en dialogue avec les équipes de terrain, qui connaissent les réalités vécues par les personnes accompagnées. Cette relation entre l’organe d’administration et les équipes permet d’identifier des solutions réalistes face à des problèmes complexes.

Investir dans le logement pour changer d’échelle

Pour les dix prochaines années, Olivier Witmeur formule une ambition claire pour L’Ilot : mobiliser des moyens importants pour produire davantage de logements et réduire significativement le nombre de personnes sans abri.

Son rêve ? « Un demi-milliard d’euros d’investissement immobilier pour construire assez de logements pour éradiquer en une fois le problème. » Toutes les vulnérabilités ne disparaîtront pas. Des personnes continueront à connaître des ruptures familiales, des sorties d’institutions, des difficultés de santé mentale ou d’autres situations complexes. Mais si le système ne déborde pas dès le départ, il devient possible d’accompagner ces parcours plus efficacement.

Soutenir L’Ilot, c’est donc soutenir une approche qui défend les droits humains, agit sur les causes profondes du sans-abrisme et place le logement au centre des solutions.

Pour découvrir l’ensemble de nos actions et projets en 2025, consultez notre rapport annuel complet.

sexe contre logement
Sexe contre logement : une réalité inacceptable 1024 576 L'Ilot

Sexe contre logement : une réalité inacceptable

Location offerte. Sexe exigé.

En Belgique, faute de logements accessibles, des femmes sans chez-soi sont contraintes d’accepter des rapports sexuels pour avoir un toit. Fuir les violences de la rue ne devrait jamais conduire à en subir d’autres.

Ce n’est ni un « arrangement », ni un choix libre. C’est une violence rendue possible par la crise du logement, la précarité et l’absence d’alternatives sûres. Un rapport de force brutal, fondé sur la peur de la rue et la menace de perdre ses enfants, ses papiers ou le peu de stabilité qu’il reste.

Chaque jour, chercher un toit peut devenir une nouvelle zone de danger pour des femmes déjà fragilisées par la pauvreté, les violences ou une rupture familiale. Un toit ne devrait jamais se payer avec son corps.

Quand le toit devient un chantage sexuel

Aucune femme ne devrait avoir à choisir entre la rue et la violence sexuelle pour dormir à l’abri. Cette stratégie de survie laisse des traces profondes : estime de soi détruite, sentiment d’être un objet de transaction, confiance brisée… C’est pourquoi notre association, active depuis plus de 65 ans en Belgique, construit déjà une chaîne de protection et de reconstruction. Un lieu sûr. Un accompagnement global. Un soutien vers le logement. Un suivi après l’entrée en habitation.

Marathon de Charleroi : participez aux 5 km avec L’Ilot à Jumet 1024 576 L'Ilot

Marathon de Charleroi : participez aux 5 km avec L’Ilot à Jumet

Marathon de Charleroi : participez aux 5 km avec L’Ilot à Jumet

Le marathon de Charleroi est un rendez-vous sportif, mais aussi une belle occasion de se mobiliser pour une cause essentielle. Ce 26 avril, l’équipe de L’Ilot à Jumet participera à nouveau aux 5 km de la troisième édition du marathon de Charleroi avec l’envie de rassembler un maximum de participantes et de participants autour de ce défi solidaire.

Pourquoi participer au marathon de Charleroi avec L’Ilot ?

Participer au marathon de Charleroi avec L’Ilot, c’est soutenir concrètement les personnes sans chez-soi ou mal-logées, tout en rejoignant une équipe engagée sur le terrain. À Jumet, nos équipes accompagnent chaque jour des hommes en situation de sans-abrisme. En rejoignant notre équipe, vous soutenez L’Ilot dans son action quotidienne contre le sans-abrisme.

Un témoignage fort derrière cette initiative

Cette initiative est portée notamment par un résident de la maison d’accueil de Jumet qui est sous bracelet électronique. Pour lui, s’entraîner à une course comme le marathon de Charleroi représente un véritable défi, avec des horaires stricts, des déplacements limités et un quotidien sous contrainte. Et c’est aussi ce que l’on veut rendre visible cette année.

Son témoignage rappelle une réalité souvent invisible :

« Porter un bracelet électronique, ce n’est pas juste “rester chez soi”. C’est vivre avec des horaires stricts, des déplacements limités, et la sensation constante d’être surveillé. Chaque minute compte, chaque imprévu devient un stress. Derrière ce dispositif, il y a une réalité souvent invisible : celle d’un quotidien contraint, où la liberté se mesure en heures autorisées. C’est une peine, mais aussi un combat pour se reconstruire malgré les restrictions. Certes, moins contraignant de par où je suis passé. Mais tout de même restreint. »

Comment rejoindre l’équipe de L’Ilot ?

L’inscription est de 35 €. Elle comprend les démarches d’inscription, le dossard, un maillot L’Ilot ainsi que des pâtisseries préparées avec cœur par les équipes et les résidents de Jumet après la course.

Chaque participant·e s’engage également à créer une page de collecte avec un objectif minimum de 50 €, en mobilisant ses proches, ses collègues ou sa famille.

Pourquoi courir avec L’Ilot ?

Participer aux 5 km du marathon de Charleroi avec L’Ilot Jumet, c’est relever un défi personnel, rejoindre une équipe engagée et soutenir concrètement nos actions auprès des personnes sans chez-soi et mal-logées.

La date limite d’inscription est fixée au 5 avril.

Merci pour votre soutien.

aide sans abris bruxelles
Aide sans abris Bruxelles : L’Ilot doit fermer son centre le week-end 1024 576 L'Ilot

Aide sans abris Bruxelles : L’Ilot doit fermer son centre le week-end

Photo : ©Émilienne Tempels

Aide sans abris Bruxelles : L’Ilot doit fermer son centre le week-end

Sommaire :

  • Notre centre pour les personnes sans abri, sans chez-soi ou en situation de grande précarité à Bruxelles contraint de fermer le week-end 
  • Un engagement intact pour aider les personnes sans abri et sans chez-soi à Bruxelles
  • L’Ilot, une association pour les personnes sans abri, sans chez-soi ou en situation de grande précarité 
    • Nos centres de jour à Bruxelles 
    • La distribution de repas aux personnes sans abri, sans chez-soi ou en situation de grande précarité à Bruxelles 
    • Nos maisons d’accueil en Belgique 
    • Créer et maintenir du logement pour les personnes sans abri et sans chez-soi
    • Notre recyclerie sociale

L’Ilot annonce, à contrecœur, la fermeture de son centre de jour mixte chaque samedi et dimanche, et ce pour une durée indéterminée. Le centre restera ouvert du lundi au vendredi et continuera d’assurer l’ensemble de ses services d’accueil, de répit, d’accompagnement social, d’hygiène et de restauration. 

Notre centre pour les personnes sans abri et sans chez-soi à Bruxelles contraint de fermer le week-end 

Cette décision marque une rupture lourde de conséquences pour l’aide aux personnes sans abri, sans chez-soi ou en situation de grande précarité à Bruxelles. Jusqu’à récemment, notre centre comptait parmi les seuls lieux bruxellois accessibles le week-end, moment où les besoins restent immenses tandis que les alternatives demeurent très limitées. Concrètement, ce sont jusqu’à 150 personnes qui, chaque jour du week-end, risquent de se retrouver dehors, plutôt que dans un lieu chaud, sécurisé et accompagné. 

La fermeture du week-end est exclusivement motivée par des contraintes budgétaires devenues insoutenables pour notre organisation. Le gel et la non-indexation de certains subsides facultatifs, l’arrivée à échéance de financements et la diminution attendue des dons – notamment en raison de la réduction de la déductibilité fiscale – fragilisent simultanément plusieurs de nos sources de revenus.  

Depuis des années, L’Ilot a choisi de compenser ce sous-financement public par ses fonds propres afin de maintenir l’aide aux personnes sans abri, sans chez-soi ou en situation de grande précarité à Bruxelles le week-end et un haut niveau de qualité d’accueil. Aujourd’hui, cette stratégie n’est plus tenable sans mettre en péril l’équilibre financier global et notre capacité à investir dans des solutions de logement durables. 

Un engagement intact pour aider les personnes sans abri, sans chez-soi ou en situation de grande précarité à Bruxelles  

Cette fermeture ne traduit ni une baisse des besoins des personnes que nous accompagnons, ni un renoncement à notre mission. Elle est le symptôme d’un système de financement qui ne permet plus d’assurer, de manière structurelle, une offre de jour suffisante pour aider les personnes sans abri, sans chez-soi ou en situation de grande précarité à Bruxelles, en particulier les week-ends. 

L’Ilot appelle les autorités compétentes à prendre la mesure immédiate des conséquences de cette décision et à mettre en place un cadre de financement pérenne permettant de rétablir rapidement une ouverture le week-end. Nous sommes prêts à travailler avec les pouvoirs publics, notamment dans la zone de la gare du Midi, afin de développer des réponses adaptées qui garantissent à la fois la dignité des personnes et la sérénité des espaces publics. 

L’Ilot, une association pour les personnes sans abri 

L’Ilot a pour mission de répondre aux besoins rencontrés par les personnes sans abri, sans chez-soi et en situation de grande précarité en organisant une offre de services variée :

Nos centres de jour à Bruxelles 

Les services d’urgence sont un moyen de répondre aux besoins de première nécessité des personnes sans chez-soi (se reposer, boire et manger, se laver, se mettre à l’abri) pour ensuite les accompagner vers un projet permettant de sortir durablement de la rue. 

Via un hébergement d’urgence 24h/24 en maison d’accueil et une offre d’accueil répondant aux besoins primaires en centre de jour, il s’agit d’apporter aux personnes les éléments de sécurité indispensables avant d’envisager un nouveau projet de vie. 

La distribution de repas aux personnes sans abri à Bruxelles 

La mission première des Cuisines de L’ILot : nourrir les usager·ères de nos services. Chaque jour, nous préparons des petits déjeuners, des repas chauds et des collations pour 150 à 300 personnes. 

Tous ces repas sont préparés avec passion grâce aux invendus collectés auprès de magasins partenaires, complétés par le soutien de la Banque Alimentaire pour certains produits secs. Les produits manquants sont achetés sur fonds propres. 

Plus qu’une cuisine, nous sommes aussi un centre de formation. Nous accompagnons environ 6 à 8 travailleur·euses (sous contrat article 60) dans leur apprentissage du métier de commis.e de cuisine. Nous formons également entre 3 et 5 personnes à d’autres métiers : agent d’entretien, chauffeur/livreur, aide logistique, commis de salle. 

Nos maisons d’accueil en Belgique  

L’hébergement temporaire permet de se reconstruire, de se stabiliser et de faire le point sur sa situation avant d’envisager à nouveau un projet d’avenir. Chacune des quatre maisons d’accueil de L’Ilot est un lieu à taille humaine, avec une capacité d’accueil volontairement limitée. De nombreux services y sont proposés : 

  • Accompagnement psychosocial individuel
  • Programmes de soutien à la parentalité 
  • Activités culturelles ou sportives collectives 
  • Guidance budgétaire et soutien à l’épargne 
  • Aide à la recherche d’une formation ou d’un emploi
  • Hébergement et accompagnement spécifique de personnes sortant∙e∙s de prison, en congé pénitentiaire ou sous bracelet électronique 
  • Etc. 

Créer et maintenir du logement pour les personnes sans abri 

La cellule de Captation et Création de Logements (CCL) de L’Ilot développe des solutions de logements abordables, durables et dignes pour les personnes sans abri à Bruxelles. Il s’agit d’une cellule sectorielle travaillant uniquement avec une trentaine de services envoyeurs, issus de toutes les catégories de métiers du secteur de la lutte contre le sans-abrisme. 

Le Service d’Installation en Logement (SIL) de L’Ilot propose un accompagnement logistique aux personnes sans chez-soi vivant à Bruxelles lors de leur mise en logement. Le service les aide à intégrer au mieux et à s’approprier leur nouveau lieu de vie en réalisant les déménagements, emménagements, mises à disposition de matériel / meubles, démontage / montage / installation de mobilier. Le SIL répond aux objectifs énoncés dans le plan stratégique de renforcement de la politique d’aide aux personnes sans-abri à Bruxelles. 

Le Service d’Accompagnement À Domicile (S.Ac.A.Do.) de L’Ilot accompagne des personnes sans abri ou en risque de sans-abrisme dans toutes les étapes de leur parcours liées à la thématique du logement : 

  • transition post-hébergement vers un nouveau logement, au départ des maisons d’accueil ; 
  • guidance à domicile de personnes récemment relogées ; 
  • guidance à domicile de personnes en risque de sans-abrisme par un travail global de prévention en vue du maintien en logement ; 
  • accompagnement en logement de transit (projet Esperanzah) ou durable conventionné ;
  • Etc. 

Notre recyclerie sociale  

La Recyclerie de L’Ilot est un véritable projet d’économie sociale et circulaire dans lequel les usagers de la maison d’accueil pour hommes sans chez-soi attenante peuvent pleinement s’impliquer. 

La Recyclerie récupère des objets divers (vaisselle, mobilier, vêtements, jeux/jouets, livres, etc.) auprès de donateurs∙trices, les remet en état si nécessaire et les propose à la vente sur son site de plusieurs centaines de m² à Marchienne-au-Pont. 

La Recyclerie collabore étroitement avec le Service d’Installation en Logement (SIL) de L’Ilot qui récupère également du mobilier en région bruxelloise pour le proposer gratuitement à des personnes sans chez-soi lors de leur entrée en logement. 

journée internationale des droits des femmes
Journée internationale des droits des femmes 1024 576 L'Ilot

Journée internationale des droits des femmes

Journée internationale des droits des femmes 

Sommaire :

  • Qu’est-ce que la Journée internationale des droits des femmes ?  
  • Pourquoi le 8 mars est-il la Journée internationale des droits des femmes ? 
  • « Un toit contre du sexe » : le thème de L’Ilot pour le 8 mars 
    • Une conséquence de la crise du logement 
    • Une inégalité structurelle  
  • Nos revendications dans le cadre du 8 mars  

Le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les équipes de L’Ilot marchaient dans les rues de Bruxelles pour alerter nos responsables politiques.  

Face à la crise du logement, certaines femmes n’ont plus d’autre choix que de « payer » un toit avec leur corps. Une violence structurelle qui ne fera que perdurer tant qu’un logement stable, accessible et sûr ne sera garanti pour toutes. 

Qu’est-ce que la Journée internationale des droits des femmes ?  

Célébrée le 8 mars et officialisée par les Nations unies en 1977, la Journée internationale des droits des femmes est une journée mondiale de mobilisation pour l’égalité entre les femmes et les hommes et contre toutes les formes de discriminations envers les femmes. Elle permet non seulement de dresser le bilan sur la situation, mais aussi de rappeler les inégalités persistantes (économiques, sociales, politiques…) et de porter les revendications féministes pour une société plus juste. 

Pourquoi le 8 mars est-il la Journée internationale des droits des femmes ? 

La Journée internationale des droits des femmes puise ses racines dans les luttes ouvrières et mobilisations de femmes du début du 20e siècle, en Europe et aux États-Unis. Le choix symbolique du 8 mars fait référence à la grande grève des femmes russes de Petrograd, survenue le 23 février 1917 selon le calendrier julien, soit le 8 mars dans le calendrier grégorien (source). 

 « Un toit contre du sexe » : le thème de L’Ilot pour le 8 mars 

 Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, nous avons choisi de mettre en lumière une réalité que beaucoup préfèrent ignorer. Dans nos villes, des femmes, des mères, des jeunes étudiantes, des personnes migrantes et sans chez-soi se voient proposer un lit, un canapé, une chambre… en échange de rapports sexuels. Elles ne sont pas «libres de choisir». Elles négocient leur survie. Quand la seule alternative est la rue, le consentement est vicié par définition : il ne peut exister là où la survie est en jeu.  

 Une conséquence de la crise du logement 

Ni marginal, ni anecdotique, ce phénomène est le produit direct de la crise du logement :  

  • loyers qui explosent,  
  • pénurie de logements abordables,  
  • listes d’attente interminables pour un logement social,  
  • saturation des dispositifs d’hébergement d’urgence.  

Dans un marché où «tout est plein», celles et ceux qui disposent du moins de ressources se retrouvent au bas de l’échelle, dépendant de solutions informelles, invisibles, et donc propices aux abus. Là où l’offre de logements dignes et accessibles fait défaut, l’emprise et la violence s’installent. 

Une inégalité structurelle  

Le 8 mars nous rappelle que les femmes restent en première ligne des inégalités économiques, des violences conjugales et sexuelles, de la précarité familiale. Ce chantage sexuel contre un toit repose sur des rapports de domination qui continuent de faire du corps des femmes un bien disponible. Il prospère d’autant plus facilement que le logement est rare et cher. Quand une mère solo doit choisir entre accepter les «conditions» d’un propriétaire ou dormir dehors avec ses enfants, quand une femme sans abri se voit proposer une nuit «en sécurité» chez un inconnu après un refus dans un centre d’hébergement, quand une femme sans papiers n’ose pas refuser de peur de tout perdre, nous ne sommes plus dans le registre de la liberté individuelle. Nous sommes face à une violence structurelle que notre société tolère en fermant les yeux. 

Nos revendications dans le cadre du 8 mars  

Nous affirmons qu’il est urgent de changer de perspective. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, nous rappelons que la première prévention contre ces violences, c’est le logement : disponible, abordable, inconditionnel. Tant que des milliers de femmes vivront sans chez-soi, en hébergement précaire, en colocation forcée ou chez des tiers qui peuvent «faire pression», nous continuerons à produire les conditions parfaites pour ce chantage sexuel. 

Concrètement, cela implique des choix politiques clairs : augmenter massivement le parc de logements (publics, sociaux et associatifs), encadrer les loyers, garantir aux femmes le droit à un hébergement d’urgence inconditionnel, soutenir et financer des dispositifs spécifiques pour les femmes sans chez-soi… 

Prévenir ces violences suppose aussi de sortir de l’hypocrisie. On ne peut pas, d’un côté, restreindre l’accès aux droits sociaux, durcir les conditions d’accès au chômage, précariser les personnes migrantes, laisser les femmes assumer l’essentiel de la charge des enfants après une séparation… et, de l’autre, se dire «choqué·e» quand des personnes, acculées, en viennent à «payer» leur toit avec leur corps. Le chantage sexuel contre un logement n’est pas une dérive isolée : c’est le symptôme d’un système qui accepte que certaines vies n’aient pas de place, pas de chambre à soi. 

Dans le contexte de la Journée internationale des droits des femmes, nous demandons aux responsables politiques à tous les niveaux de pouvoir : 

  • l’intégration au Plan d’action national de lutte contre les violences basées sur le genre, le lien entre sans-abrisme au féminin et violences, notamment sexuelles, subie par les femmes ;
  • un plan ambitieux et chiffré de création de logements accessibles, pensé en lien avec les associations de terrain et les premières concernées; 
  • l’intégration systématique d’une approche spécifique aux femmes dans les politiques de logement et de lutte contre la pauvreté ; 
  • des moyens renforcés et pérennes pour les services d’accompagnement et centres de jour qui travaillent avec les femmes sans chez-soi et mal logées. 

Nous n’acceptons pas que, dans un pays riche, au cœur de l’Europe, la survie de milliers de femmes se joue chaque soir au prix de leur dignité et de leur intégrité physique. Tant que l’accès au logement restera une course où les plus fragilisées partent avec plusieurs longueurs de retard, les prédateurs auront toujours un coup d’avance. 

La Journée internationale des droits des femmes ne peut pas se réduire à des slogans ou à quelques déclarations symboliques. Mettre fin à cette violence exige du courage politique et un changement de cap: considérer le logement non comme une variable d’ajustement, mais comme un droit fondamental. Si chacune disposait d’un logement stable, accessible et sûr, cette forme de chantage perdrait mécaniquement son pouvoir.  

Carte blanche signée par Ariane Dierickx, directrice de l’Ilot; Maïté Meeûs, créatrice de « Balance ton bar »; Laurent Demoulin, asbl Diogènes; Maria Miguel Sierra, « La Voix des Femmes »; Amélie Servotte, Vie Féminine asbl; Valérie Lootvoet, Université des Femmes; Hafida Bachir, Cofondatrice d’Egali-T ASBL; Fatma Karali, Des Mères Veilleuses; Isabella Lenarduzzi, Jump – Solutions for Equity at Work; Francesca Operti, Isala; Donatienne Portugaels, Mouvement pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes.