Posts Tagged :

droits des femmes

L’Ilot lance son Ilot Solidarity Challenge  1024 576 L'Ilot

L’Ilot lance son Ilot Solidarity Challenge 

L’Ilot lance son Ilot Solidarity Challenge 

Parce que la solidarité ne connait pas de frontière, L’Ilot lance un nouveau défi au monde du sport : se mobiliser pour lutter avec nous contre le sans-abrisme.

L’année 2026 qui a débuté s’annonce particulièrement difficile pour les publics qui, chaque jour, passent la porte de nos milieux d’accueil. Une situation d’urgence à laquelle L’Ilot ne se résout pas. Ce pourquoi, nous avons décidé de lancer L’Ilot Solidarity Challenge.

L’idée, créer des ponts entre la réalité quotidienne d’une association qui soutient chaque jour des personnes en situation de grande précarité et des sportives et sportifs présenté·es parfois à tort comme déconnecté·es de la réalité. Parce que la lutte contre le sans-abrisme à Bruxelles et Belgique nous concerne toutes et tous.

Deuxième challenge avec RSC Anderlecht

En mars, Christian Burgess, capitaine de la Royale Union Saint-Gilloise a passé le flambeau au RSC Anderlecht pour poursuivre cet élan de solidarité contre le sans-chez-soirisme. Le défi ? Pour chaque but marqué en mars, chaque membre de l’équipe et du staff d’Anderlecht donnera 20 € par but ainsi que 500 € par clean sheet pour soutenir L’Ilot dans la lutte contre le sans-chez-soirisme.

Un défi solidaire pour lutter contre le sans-abrisme

Durant tout le mois de janvier, c’est la Royale Union Saint-Gilloise qui a inauguré le bal avec son capitaine Christian Burgess : grâce à la mobilisation de l’équipe ainsi que des supporters, nous avons récolté 9774,67 € au profit de L’Ilot.

Et maintenant, à vous de jouer : donateur·rices, groupes de supporters et fans, rejoignez L’Ilot Solidarity Challenge en vous mobilisant à votre tour. L’Union a récolté 9774,67 pour L’Ilot — vous pouvez faire mieux. Relevez le défi et faites un don sur notre cagnotte en ligne pour nous aider concrètement à lutter contre le sans-chez-soirisme. N’hésitez pas non plus à partager le lien de cette cagnotte à votre entourage pour nous soutenir.

Vous aussi, aidez-nous à lutter contre le sans-abrisme et faites grimper le compteur en faisant un don.

Ensemble, on marque des buts. Ensemble, on marque des points contre le sans-abrisme.

précarité Belgique enfants placés
Enfants placés : quand la précarité sépare des familles 1024 576 L'Ilot

Enfants placés : quand la précarité sépare des familles

Visuel : ©Squarefish

Enfants placés : quand la précarité sépare des familles 

La pauvreté ne devrait jamais séparer une mère de son enfant

En Belgique, des enfants sont séparés de leurs mères non pas parce qu’elles sont violentes ou négligentes, mais parce qu’elles sont pauvres et sans logement.

Ce placement, souvent brutal, est vécu comme un véritable arrachement – par l’enfant comme par la mère. Et cette blessure peut marquer une vie entière.

Comment, dans un pays comme le nôtre, pouvons-nous encore accepter qu’en 2025, l’absence d’un logement et la pauvreté suffisent à justifier une séparation entre une mère et son enfant ?

Découvrez l’histoire de Nathalie, séparée de son enfant.

Quand la pauvreté devient un motif de placement

En Belgique francophone, près de 40 000 enfants sont éloignés chaque année de leur famille pour être placés en institution, en famille d’accueil ou dans des services spécialisés.
Si certains placements sont nécessaires pour protéger l’enfant, un nombre croissant d’entre eux est lié à la précarité, en particulier à l’absence de logement stable.

Quelques chiffres marquants

  • Près de 40 000 enfants sont placés chaque année, trop souvent en réponse à la pauvreté ;
  • 83 % des familles monoparentales sont portées par des femmes ;
  • 25 % des mères isolées vivent sous le seuil de pauvreté ;
  • Le placement d’un enfant coûte plus de 3 000 € par mois à la société, alors qu’un soutien à la famille coûte 4 à 5 fois moins;
  • Seuls 6,7 % des logements sont des logements sociaux en Belgique, contre 16 % en moyenne dans l’Union européenne.

Plusieurs recherches montrent que les enfants issus de familles pauvres – et en particulier ceux qui vivent avec une mère seule – sont surreprésentés dans les décisions de séparation. La précarité ne devrait jamais être un motif de placement. Pourtant, elle l’est encore.

Nos actions à L’Ilot

À L’Ilot, nous refusons de considérer la précarité et l’absence de logement comme une fatalité qui sépare les familles.

Nous agissons à plusieurs niveaux :

  • Hébergement et accompagnement des mères seules

Dans nos maisons d’accueil, nous offrons aux mères seules un toit, un cadre sécurisant et un accompagnement psychosocial. L’objectif : leur permettre de se relever, de se reconstruire… et, lorsque c’est possible, retrouver leur enfant.

  • Circé de L’Ilot : notre centre de jour pour femmes sans chez-soi

Chaque année, notre centre de jour Circé de L’Ilot accueille plusieurs centaines de femmes sans chez-soi, dont une part importante a des enfants placés ou menacés de l’être. Elles ne sont pas « perdues » : elles luttent. Elles cherchent un lieu pour reprendre pied, retrouver de la dignité et de la force.

  • Création de logements familiaux

À L’Ilot, nous souhaitons créer davantage de logements décents, accessibles, à loyers modérés, pour qu’aucune mère ne doive choisir entre vivre à la rue ou perdre son enfant.

  • Repenser nos maisons d’accueil

Nous souhaitons aussi repenser nos maisons d’accueil : réduire les espaces collectifs imposés, développer des studios individuels, autonomes et sécurisants, adaptés à la vie de famille. Des lieux où la relation parent–enfant peut continuer à se construire, même dans la précarité.

  • Création d’un centre d’étude « Femmes, précarité et travail social »

Via notre centre d’étude « Femmes, précarité et travail social » nous souhaitons lancer une étude-action pour mieux comprendre la réalité de ces mères, documenter les mécanismes de précarisation et former les professionnel·les de l’aide à la jeunesse et du sans-abrisme à mieux coopérer, au bénéfice des familles.

Ces projets peuvent éviter l’irréparable : maintenir une famille unie et offrir un avenir à un enfant sans l’arracher à sa mère.

Sources et ressources  

  • Ligue des familles, Recherche-action sur les attentes et les besoins des familles monoparentales, 2022.
  • Axelle Magazine, Kindja et Melani : récit de mamans désenfantées, 2021.
  • Défense des Enfants International – Belgique, Entretien avec Benoît Van Keirsbilck, 2022
  • Baromètre des loyers, Région de Bruxelles-Capitale, 2024
  • Estimation d’après la Cour des comptes & les données de l’ONE sur les coûts des placements
  • AGORA, Précieux enfants, 2020 ; Vie Féminine, Aide à la jeunesse aveugle aux violences faites aux femmes, 2023 ; LDH, Le placement, 2023
  • Housing Europe, The State of Housing in the EU 2023
manifestation contre les violences faites aux femmes
Manifestation contre les violences faites aux femmes 1024 576 L'Ilot

Manifestation contre les violences faites aux femmes

Manifestation contre
les violences faites aux femmes

Sommaire :

  • Manifestation contre les violences faites aux femmes : infos pratiques
  • Pourquoi une manifestation le 23 novembre ?
  • Pourquoi notre association participe-t-elle à la manifestation contre les violences faites aux femmes en 2025 ?
    • Les violences faites aux femmes sans chez-soi : une problématique multifacette
      • Des enfants placés pour cause de précarité
      • La fuite d’un conjoint violent
      • Les violences physiques et/ou sexuelles contre un toit
    • Des mesures fédérales qui favorisent les violences économiques faites aux femmes
      • Réforme du chômage
      • Réforme des pensions
  • Comment notre association lutte-t-elle contre les violences faites aux femmes ?
    • Circé de L’Ilot et Maison d’accueil pour femmes et familles
  • Sources

Le dimanche 23 novembre 2025, L’Ilot prendra part à la manifestation contre les violences faites aux femmes, organisée par la Plateforme Mirabal à Bruxelles. Cet événement citoyen, qui rassemble des dizaines d’organisations, s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale pour l‘élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre et vise à exiger des mesures politiques concrètes pour combattre cette grave problématique.

Pour L’Ilot, cette participation revêt une dimension particulière : celle de porter la voix des femmes sans chez-soi, confrontées à des violences multiples (économiques, physiques, sexuelles, etc.). Nous marcherons également en réaction aux réformes fédérales (chômage, pensions, etc.) qui menacent d’aggraver la précarité féminine en Belgique, et augmentent donc le risque que des milliers de femmes basculent dans le sans-abrisme.

Manifestation contre les violences faites aux femmes : infos pratiques

À l’initiative de la Plateforme Mirabal, la manifestation nationale contre les violences faites aux femmes se déroulera le dimanche 23 novembre 2025 à Bruxelles à partir de 14h.

En pratique :

  • Horaire exact
    • 12h : discours et performances
    • 13h30 : rassemblement
    • 14h : départ de la manifestation
  • Itinéraire
    • Départ : Place Poelaert
    • Arrivée : Parvis de Saint-Gilles
  • Comment s’y rendre en transports publics ?
    • Métro : lignes 2 et 6
    • Tram : lignes 8 et 93

Pourquoi une manifestation le 23 novembre ?

Organisée depuis 2017 par la plateforme Mirabal, cette manifestation contre les violences faites aux femmes regroupe des dizaines d’organisations qui s’associent dans le cadre de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes (25/11/25). L’objectif est clair : il s’agit d’attirer l’attention sur la thématique et d’exiger des mesures politiques pour combattre ce fléau [1].

Le 25 novembre a été proclamé Journée internationale contre les violences faites aux femmes par l’Assemblée générale des Nations Unies, en 1999. La date n’a pas été choisie au hasard : elle honore la mémoire des sœurs Mirabal, des militantes pour la liberté qui furent assassinées en 1960 sur les ordres du chef d’État Rafael Trujillo [2].

Pourquoi participons-nous à la manifestation en 2025 ?

En prenant part à la manifestation du 23 novembre à Bruxelles, L’Ilot affirme sa volonté de lutter contre les violences faites aux femmes sans chez-soi. 

Notre participation à cette marche citoyenne illustre également notre réaction à un panel de mesures fédérales en matière de chômage et de pension, qui risquent d’aggraver les violences faites aux femmes en Belgique.  

Les violences faites aux femmes sans chez-soi : une problématique multifacette

Les femmes contraintes d’affronter la réalité d’une vie sans chez-soi font également face à de graves violences, qu’elles soient économiques, physiques ou encore sexuelles.

Des enfants placés pour cause de précarité

Le placement des enfants pour cause de précarité financière et / ou d’une situation de mal logement de la mère est un cercle vicieux, qui consiste à « enfoncer » les femmes dans la misère.

Des mères seules, en situation de grande précarité, se voient retirer leur enfant non pas parce qu’elles sont défaillantes, mais parce qu’elles n’ont pas de logement stable. Le marché locatif privé est pourtant inaccessible pour une maman solo émargeant au CPAS ou avec un petit revenu. Et attendre un logement social peut prendre des années. Faute de solution intermédiaire, le placement devient une réponse par défaut [3].

« Alors déjà que tu es à la rue, et en plus on t’enlève tes enfants, c’est… c’est double punition. Et pourquoi ? Elles n’ont pas demandé ça, elles subissent… elles subissent. Et eux ils nous achèvent. Personne ne cherche à ce moment-là à vous aider, à vous élever, non, on vient et on vous enfonce, on vous enfonce, on vous enfonce… »

Judith, mère sans abri

La fuite d’un conjoint violent

Les violences conjugales représentent un facteur important de la chute des femmes dans le sans-abrisme, puisque ces dernières doivent souvent fuir cette situation inhumaine sans ressources (économiques, morales, sociales, etc.) pour subvenir à leurs propres besoins. La pauvreté individuelle concerne 32 % des femmes en couple, contre seulement 7 % des hommes en couple [4].

« Souvent les femmes qui se retrouvent en rue étaient victimes de violences conjugales ou de choses comme ça. Il devrait y avoir plus de prise en charge car souvent, ils nous disent : « ah Madame, désolée, on ne peut rien faire pour vous », et attendent que le pire se passe. Et ensuite on se retrouve à la rue, sans moyen, sans rien et vulnérable. C’est déjà aux institutions de prendre conscience de réagir plus tôt, plus vite, avant que les femmes ne tombent à la rue. »

Ysaline, femme sans abri

Notre étude sur le sans-abrisme au féminin [5] renseigne que les femmes sans chez-soi ont presque toutes vécu et/ou fui des situations de foyers violents (dans l’enfance et/ou à l’âge adulte). Pour la plupart d’entre elles, la seule « échappatoire » était la rue : ceci signifie qu’elles étaient déjà dans une situation très précaire économiquement au sein de leur foyer (charge majoritaire des enfants, pas ou peu de travail, peu de revenus, etc.).

Les violences physiques et/ou sexuelles contre un toit

Les femmes qui endurent le sans-abrisme se voient régulièrement proposer un toit par des hommes qui ne cherchent qu’à « profiter » de leur vulnérabilité. Quand elles acceptent, une relation de domination, de pouvoir s’instaure immédiatement. Elles se sentent redevables, et cette situation donne lieu quasi systématiquement à des violences physiques et/ou sexuelles [6].

Des mesures fédérales qui favorisent les violences économiques faites aux femmes

Les mesures politiques du gouvernement fédéral concernant le chômage et les pensions risquent d’aggraver encore les violences économiques que subissent les femmes en Belgique. En effet, le policy brief d’InES [7] de juin 2025 met en évidence que plusieurs réformes fédérales présentées comme « neutres » ont en réalité des effets genrés.  

La stratégie gouvernementale repose sur l’hypothèse selon laquelle l’augmentation du taux d’emploi permettrait de relancer les recettes sociales et de réduire le déficit public. Les responsabilités invisibles et non rémunérées (tâches domestiques, soins aux enfants, soutien émotionnel, etc.) qui pèsent essentiellement sur les femmes limitent pourtant clairement leur disponibilité pour l’emploi rémunéré, et en particulier le temps plein. Les politiques de réduction budgétaire pèsent donc davantage sur les femmes, comme l’illustre cette liste non exhaustive de mesures fédérales.

Réforme du chômage

De la limitation du chômage dans le temps à l’exception des « 31 ans de carrière », les mesures prises par le gouvernement fédéral rompent de façon majeure avec les principes historiques de la sécurité sociale belge. Et dans ce contexte, les femmes représentent le public le plus inquiété.

La limitation du chômage à 2 ans

Si les hommes sont actuellement majoritaires parmi les allocataires du chômage, les femmes sont surreprésentées dans les catégories les plus fragiles : 

  • personnes de plus de 50 ans ;
  • travailleuses à temps partiel ;
  • personnes en invalidité ;
  • carrières fragmentées ;
  • etc.

Il est important de souligner que les interruptions de carrière que rencontrent plus fréquemment les femmes interviennent souvent en raison de contraintes, telles que les responsabilités familiales, la maladie ou encore l’absence de structures d’accueil adaptées.

D’après l’étude de Statbel [8] sortie en 2024, 40,2 % des femmes travaillent à temps partiel, contre seulement 12,1 % des hommes ; et quatre travailleurs à temps partiel sur cinq (76,3 %) sont des femmes. Et dans de nombreux cas, le temps partiel constitue à nouveau une réponse à la contrainte (obligations familiales).

Le CPAS : un derniers recours limité

La bascule vers les CPAS à la suite d’une exclusion du chômage montre de graves limites. Parmi elles, soulignons que le RIS (revenu d’intégration sociale) est encore et toujours attribué selon des critères qui s’opposent au principe d’individualisation des droits de la sécurité sociale.

Les femmes cohabitantes de plus de 55 ans et sans revenu peuvent ainsi se voir refuser une aide ou octroyer une aide partielle insuffisante, en raison des ressources de leur conjoint ou cohabitant. De quoi renforcer la dépendance financière des cohabitantes envers les hommes concernés.  

L’exception des « 31 ans de carrière »

Dans le cadre de la limitation de la durée des allocations de chômage dans le temps, une exception est prévue pour les personnes âgées de 55 ans et plus. La condition est la suivante : ces profils doivent avoir travaillé au moins 31 ans d’ici 2026 ou 35 d’ici 2030.

Protectrice à première vue, cette clause prend en réalité les contours d’un mirage pour la plupart des femmes concernées : elles ne peuvent y accéder en raison d’interruptions de carrière et de périodes de travail à temps partiel souvent non choisies.

Réforme des pensions

Derrière les objectifs affichés de soutenabilité financière, les mesures de la réforme des pensions impliquent un resserrement généralisé des droits, dont l’impact est structurellement inégalitaire. En raison de carrières plus courtes, de temps partiels majoritairement subis et de charges familiales inégalement réparties, les femmes seront les plus durement touchées.

Allongement de carrière

La redéfinition d’une année de carrière à 156 jours pénalise directement toutes les travailleuses engagées à temps partiel (soit 40,2 % des femmes), alors même que les obligations familiales les y contraignent dans de nombreux cas.

La pénalité financière de 5 % par an pour la pension anticipée (départ avant l’âge légal de 67 ans) à partir de 2026 frappe quant à elle violemment les travailleuses des secteurs à forte usure professionnelle : soins, nettoyage, grande distribution ou encore éducation. En effet, ces catégories de métiers les privent de la santé nécessaire au prolongement de leur activité, incité par le gouvernement fédéral. Preuve s’il en faut : les femmes sont surreprésentées dans les effectifs des personnes reconnues en invalidité. Elles quittent donc plus fréquemment l’emploi pour cause de maladie, d’usure ou de conditions de travail inadaptées.

Réduction des périodes assimilées

Le plafonnement des périodes assimilées (maintien des droits pendant un laps de temps sans travail effectif) à 20 % à partir de 2031 touche les interruptions pour raisons familiales ou parentales. Une mesure qui atteint donc à nouveau davantage le genre féminin, puisque 62 % à 81 % des congés parentaux sont pris par des femmes. 

Recul des droits dérivés

Le recul des droits dérivés (survie, divorce et ménage) pénalise les femmes âgées qui, dans le passé, avaient dû cesser ou réduire leur activité professionnelle pour s’occuper du foyer. L’allocation transitoire de deux ans, censée remplacer la pension de survie, est par exemple plus qu’insuffisante pour garantir un revenu décent et aggrave les risques de pauvreté en fin de vie.

Suppression de l’enveloppe bien-être

La suppression de l’enveloppe bien-être prive les centaines de milliers de personnes qui en bénéficiaient (pensionné∙es au minimum légal, personnes âgées isolées, invalides, chômeur∙ses de longue durée, etc.) d’un outil pourtant indispensable pour ajuster les allocations les plus basses face à l’inflation du coût de la vie.

L’impact de cette décision est particulièrement marqué pour les femmes, surreprésentées parmi les bénéficiaires des plus petites pensions ou des allocations d’assistance. Plus rien ne vient compenser les écarts de revenus qui dessinent les contours d’une précarité structurelle genrée.

On le voit, les réformes du gouvernement fédéral en matière de chômage et de pension portent en elles des conséquences dramatiques pour toutes les femmes concernées : moins de revenus propres aujourd’hui, pensions plus basses demain et dépendance économique accrue. Dans ce contexte préoccupant, le risque d’une bascule dans le sans-abrisme prend d’autant plus d’épaisseur. 

Comment notre association lutte-t-elle contre les violences faites aux femmes ? 

De notre centre de jour Circé à notre Centre d’expertise, en passant par notre maison d’accueil pour femmes et familles « le 160 », nous luttons chaque jour sur plusieurs fronts contre les violences faites aux femmes.

Circé de L’Ilot

La réalité de la vie en rue n’est pas la même selon le genre de la personne sans chez-soi. Un constat évident, mais qui se vérifie à chaque « étape » du sans-abrisme : qu’il s’agisse de ses causes, de son vécu ou des stratégies utilisées pour l’affronter (voir notre étude-action). L’immense majorité des femmes sans logement stable a rencontré au moins une fois de la violence fondée sur le genre ; et la vie en rue les expose toutes au risque des viols et agressions sexuelles.

Ce parcours de violences représente ainsi des spécificités que Circé de L’Ilot prend en compte, en tant que premier centre de jour par et pour les femmes sans abri à Bruxelles. Il s’agit d’un espace sécurisé et apaisant, pensé pour répondre au besoin d’un véritable refuge pour toutes les femmes vivant en rue, à l’abri des nombreuses violences liées au genre. Les services proposés sont variés : repas, consignes, douches, lessives, activités et accompagnement psychosocial.

Maison d’accueil pour femmes et familles

Située à Saint-Gilles, notre maison d’accueil pour femmes et familles propose quant à elle bien plus qu’un logement temporaire puisqu’elle fournit aussi :

  • des repas équilibrés ;
  • un accompagnement psycho-social individuel ;
  • une aide à la recherche d’une formation ou d’un emploi ;
  • un sentiment de sécurité, tant physique qu’émotionnelle ;
  • etc.

Sources

[1]  « Manifestation nationale contre les violences faites aux femmes : Stop violences sexistes et sexuelles ! » (Féda Bxl asbl)

[2] « Journées d’action contre la violence faite aux femmes » (Gouvernement du Québec)

[3] « Pauvreté en Belgique : enfants placés pour cause de précarité »

[4] DELCLITE Thomas, GEENENS Geneviève, « Inégalité de revenus entre femmes et hommes et pauvreté individuelle », Statbel, Analyse n°07, 2019, mis en ligne en novembre 2019, consulté le 10 octobre 2021.

[5] Étude-action « Sans-abrisme au féminin : sortir de l’invisibilité » (Ilot asbl)

[6] Groupe de recherche du Centre d’expertise de L’Ilot.

[7] « Comment le gouvernement Arizona accroît la précarisation des femmes » (collectif InES)

[8] « Un aperçu de la Belgique au gré des chiffres – Chiffres clés 2024 » (Statbel)

prix fédéral de lutte contre la pauvreté
Prix fédéral de lutte contre la pauvreté – Votez pour Circé (Ilot) ! 1024 576 L'Ilot

Prix fédéral de lutte contre la pauvreté – Votez pour Circé (Ilot) !

Prix fédéral de lutte contre la pauvreté – Votez pour Circé (Ilot) !

Sommaire :
  • Qu’est-ce que le Prix fédéral de lutte contre la pauvreté ?
  • Prix fédéral de lutte contre la pauvreté : comment voter ?
  • Pourquoi voter pour Circé de L’Ilot ?
  • Ressources

En 2025, le Prix fédéral de lutte contre la pauvreté concerne « des actions préventives ou curatives qui assurent la continuité des soins et de l’aide » pour ce public (news.belgium).

Deux prix de 15 000 € sont attribués, respectivement par un jury d’experts et par le vote du public (du 4 au 28 septembre 2025). La cérémonie de remise se tiendra quant à elle le 2 octobre 2025 (news.belgium).

Après ISSUE en 2024, L’Ilot voit cette fois son projet Circé figurer parmi les 9 finalistes ! Il s’agit là d’une belle consécration pour le premier et seul centre de jour par et pour les femmes sans abri à Bruxelles.

Qu’est-ce que le Prix fédéral de lutte contre la pauvreté ?

Créé le 4 juillet 2008 et organisé par le SPP Intégration sociale (SPP Intégration sociale), le Prix fédéral de lutte contre la pauvreté met en lumière des initiatives qui améliorent concrètement la vie quotidienne des personnes en situation de précarité (news.belgium).

Prix fédéral de lutte contre la pauvreté : comment voter ?

Voter pour le projet Circé de L’Ilot n’a rien de plus simple ! Il vous suffit de :

Pourquoi voter pour Circé de L’Ilot ?

Finaliste du Prix fédéral de lutte contre la pauvreté, Circé de L’Ilot est, à notre connaissance, le seul projet conçu par et pour les femmes en Belgique. Unique à Bruxelles, ce centre de jour pour femmes sans abri puise ses racines dans les nombreux constats d’une recherche-action menée par L’Ilot :

  • les femmes sont invisibilisées en rue ;
  • la majorité des femmes en rue sont victimes de différents types de violences (intrafamiliales, conjugales, etc.) et de dominations ;
  • les femmes sont en minorité dans les centres mixtes et y rencontrent très souvent les hommes qui se sont montrés violents envers elles.

L’impact positif de Circé pour ses usagères est indispensable. Le centre répond aussi bien aux besoins vitaux (se nourrir, se laver, etc.) que psychiques. En effet, il offre un accompagnement psycho-médico-social grâce à une équipe formée spécifiquement aux problématiques de genre, de travail social et de violences (subies par les femmes en rue).

La plupart des usagères viennent régulièrement à Circé, ce qui leur permet de retrouver du pouvoir d’agir mais aussi d’être en sécurité pendant quelques heures et à l’abri de la chaleur ou des intempéries.

Moira Fornier, Coordinatrice de Circé

Ressources  

SPP Intégration sociale :

pauvreté Belgique et placement institutionnel
Pauvreté en Belgique : enfants placés pour cause de précarité 1024 576 L'Ilot

Pauvreté en Belgique : enfants placés pour cause de précarité

Visuel : ©OYO

Pauvreté en Belgique : enfants placés pour cause de précarité 

Sommaire :
  • Les chiffres de la pauvreté en Belgique  
    1. Quel est le seuil de pauvreté en Belgique ? 
    2. Un risque élevé de précarité  
    3. Le nombre de personnes sans abri en hausse 
  • Placement institutionnel et pauvreté : une injustice structurelle
    1. Le placement comme conséquence de la pauvreté 
    2. Les droits de l’enfant conditionnés par la pauvreté  
    3. Un échec du système 
  • Comment luttons-nous contre le placement pour cause de précarité ?   

C’est une réalité dont on parle peu, mais qui fracture des vies entières dans l’indifférence : en Belgique, des enfants sont placés parce que leurs mères sont pauvres. À Bruxelles, 87 % des familles monoparentales sont portées par des femmes, dont un quart vit sous le seuil de pauvreté [1]. Beaucoup n’ont accès qu’à des logements précaires, insalubres, ou des logements aux loyers hors de portée. D’autres n’ont plus de chez-soi. 

Et trop souvent, dans ces situations, l’aide proposée par les institutions n’en est pas une : c’est une séparation, on place l’enfant. Officiellement “pour son bien” ; en réalité, parce que notre société ne leur propose rien d’autre qu’un abandon organisé [2]. La précarité ne devrait jamais être un motif de placement. Pourtant, elle l’est.  

À L’Ilot, nous le constatons tous les jours : les mères qui fréquentent notre centre de jour pour femmes Circé sont confrontées à ce risque. Leur seul “manquement” ? Être sans chez-soi. Il est plus qu’urgent d’agir pour construire une société qui donne aux parents les moyens de retrouver leur(s) enfant(s). 

Les chiffres de la pauvreté en Belgique  

En Belgique, les chiffres de 2024 dressent le portrait d’une situation sociale plus qu’inquiétante. La pauvreté est marquée et se mesure à plusieurs niveaux. 

Quel est le seuil de pauvreté en Belgique ? 

Le seuil de pauvreté désigne un revenu minimal (fixé à 60 % du revenu médian national), en dessous duquel un ménage est considéré comme pauvre. En Belgique, les derniers chiffres de Statbel montrent que le seuil de pauvreté s’élève à 1 520 € par mois pour une personne isolée, et à 3 191 € pour un ménage avec deux enfants. 

seuil de pauvreté Belgique

Le seuil de pauvreté selon le type de ménage en Belgique (source : Statbel)

Un risque élevé de précarité  

D’après une étude de Statbel, plus de 2 millions de personnes courent un risque de pauvreté ou d’exclusion sociale en Belgique. Soit près de 20 % de la population. Près d’un∙e Belge sur dix se trouve en situation de privation matérielle et sociale (Statbel), ne disposant donc pas des ressources suffisantes pour assumer certaines dépenses essentielles de la vie quotidienne (chauffage, accès aux loisirs, etc.). 

Le nombre de personnes sans abri en hausse 

Les chiffres du dernier dénombrement des personnes sans abri ou mal-logées à Bruxelles sont alarmants: 9 777 d’entre eux∙elles vivent sans chez-soi dans la capitale belge (rapport de Bruss’help). Soit une augmentation de 25 % en seulement 2 ans! Une telle expansion du phénomène n’avait jamais été connue jusqu’à ce jour. 

Placement institutionnel et pauvreté : une injustice structurelle  

En Belgique francophone, près de 40 000 enfants sont éloigné·es chaque année de leur famille : placé·es en institution, en famille d’accueil ou dans des services spécialisés [3]. Si certaines situations exigent une protection urgente, un nombre croissant de placements est motivé par la précarité, notamment l’absence de logement stable. 

Le placement comme conséquence de la pauvreté 

Des mères seules, en situation de grande précarité, se voient retirer leur enfant non pas parce qu’elles sont défaillantes, mais parce qu’elles n’ont pas de chez-soi. Le marché locatif privé est inaccessible pour une maman solo émargeant au CPAS ou avec un petit revenu. Et attendre un logement social peut prendre des années [4]. Faute de solution intermédiaire, le placement devient une réponse par défaut. 

« L’accueil en dehors du milieu familial peut être nécessaire, mais il ne doit jamais être une réponse à la misère. Or, les enfants vivant dans des familles pauvres sont surreprésentés dans les séparations. C’est une injustice structurelle. » 

  Benoît Van Keirsbilck, Directeur du Service droit des jeunes de Bruxelles 

Lorsqu’une mère seule perd la garde de son enfant parce qu’elle n’a pas de logement stable, c’est une double injustice : pour elle-même comme pour l’enfant. Car le placement ne marque pas la fin d’un épisode difficile, il en ouvre souvent un autre, plus long, plus complexe et plus douloureux. Et quand un·e premier·e enfant a été éloigné·e, la suspicion s’installe. Le regard des institutions devient plus lourd, le risque de placement d’un·e autre enfant s’accroît, même sans événement déclencheur.  

Dans cette spirale, ce n’est pas la violence qui condamne les mères. Ce n’est pas la négligence. C’est la pauvreté, l’isolement, l’instabilité résidentielle. Et ce sont précisément les femmes les plus vulnérables qui se retrouvent confrontées à cette mécanique implacable. 

« L’erreur, c’est de ne pas avoir d’appartement. »  

Isabelle, mère seule, citée par Alter Échos [5] 

Les droits de l’enfant conditionnés par la pauvreté  

La Convention internationale des droits de l’enfant garantit à chaque enfant le droit de vivre dans sa famille, sauf en cas de danger grave [6]. Et la Cour européenne des droits de l’homme l’a rappelé à plusieurs reprises : la pauvreté ne peut, à elle seule, justifier une séparation familiale [7]. 

Pourtant, dans les faits, les enfants de familles pauvres — en particulier celles et ceux de mères seules — sont surreprésenté·es dans les placements. Loin de les soutenir, le système fragilise davantage ces femmes, et interprète leur vulnérabilité comme une incapacité parentale [8]. 

« Être une femme sans abri ou mal-logée, c’est déjà être jugée ‘mauvaise mère’ par défaut. »  

AGORA, Précieux enfants, 2020 [9] 

Un échec du système  

À Bruxelles, 87 % des familles monoparentales sont dirigées par des femmes, dont un quart vit sous le seuil de pauvreté [10]. Elles cumulent les fragilités (rupture familiale, emploi instable, violences passées, non-recours au droit, etc.), mais sont les premières pénalisées, les dernières soutenues. Le système social, en théorie protecteur, punit leur pauvreté au lieu de la combattre.  

Selon AGORA, Vie Féminine et la Ligue des droits humains, les mères précaires font l’objet d’une stigmatisation récurrente, renforcée par des jugements subjectifs liés au genre, à l’origine sociale ou culturelle [11]. Les mères seules sont ainsi discriminées dans les décisions de placement.  

« Une mère dort avec son enfant ? C’est jugé anormal. Elle ne pleure pas ? Elle est froide. Elle pleure trop ? Elle est instable. Tout devient suspect. »  

Service AGORA, Précieux enfants, 2020

 Les mères qui demandent de l’aide sont souvent celles qui entrent dans le viseur des services sociaux. Parce qu’elles sont visibles, parce qu’elles craquent, parce qu’elles maîtrisent mal la langue ou peinent à expliquer leur situation. Leur vulnérabilité devient soupçonnée, scrutée, sanctionnée. 

De nombreuses mères témoignent d’un effet de spirale : la perte d’un logement entraîne le placement d’un·e enfant, puis d’un·e second·e. Les institutions développent une logique de suspicion durable. La demande d’aide, les larmes, le repli, les erreurs d’expression ou de gestion deviennent des signaux “d’alerte”. 

Une question se pose : pourquoi n’y a-t-il pas plus de logements publics pour les mères précaires ? La Belgique ne consacre que 6,7 % de son parc immobilier au logement social, contre 16 % en moyenne dans l’Union européenne [12]. À cette carence s’ajoute le fait que les femmes seules avec enfants ne sont pas toujours prioritaires, malgré leur extrême vulnérabilité. 

Trouver un logement avec un revenu compris entre 1 300 € et 1 700 € (minima sociaux en tant que personne isolée ou avec des enfants à charge) relève de l’impossible, a fortiori à Bruxelles. Les listes d’attente pour un logement social s’allongent d’année en année, et le manque de places en maison d’accueil pour femmes en difficulté est criant. Mais dans les décisions judiciaires, le manque de logements est souvent présenté comme un motif objectif de placement. 

Être pauvre ne devrait jamais suffire à justifier une séparation. Car ce n’est pas seulement une mère qu’on éloigne : c’est un·e enfant qu’on arrache à son quotidien, à sa fratrie, à son quartier, à son école, à ses amis… Un·e enfant qui, souvent, ne comprend pas. Qui se sent puni·e, abandonné·e, trahi·e. 

Comment L’Ilot lutte contre le placement pour cause de précarité ?  

Quand la pauvreté devient un motif de séparation, ce n’est plus de la protection. C’est une injustice. Quand elle empêche une famille de se reconstruire, c’est une faillite collective. 

Nous ne participerons pas à une société qui arrache les enfants à la misère pour mieux la perpétuer. Nous nous battrons pour une société qui donne aux parents les moyens de retrouver leur(s) enfant(s). 

À L’Ilot, nous savons qu’un logement peut faire la différence entre une rupture et une reconstruction. Nous savons que des centaines de mères accompagnées à Circé ou dans nos autres services d’accueil ou d’hébergement cherchent à renouer avec leurs enfants. Nous savons que nos maisons d’accueil, nos ateliers “café parents”, nos activités mères-enfants, etc. restaurent des liens fragiles, mais vivants. 

Mais cela ne suffit pas. C’est pourquoi nous travaillons et plaidons pour :  

  • l’élaboration d’un centre d’expertise « Genre, précarité et travail social », afin de mieux comprendre les réalités des femmes les plus précarisées et de former les professionnel·les des secteurs du social à ces enjeux spécifiques ; 
  • la création de logements accessibles à loyers modérés, pensés pour des familles fragilisées, notamment produits par L’Ilot avec ses partenaires ;
  • la transformation des espaces communs de nos maisons d’accueil en studios individuels, plus respectueux de l’autonomie et du lien familial ;
  • le renforcement de la priorité claire au logement pour les mères seules, afin d’éviter des placements injustes ; 
  • la fin des politiques qui punissent les femmes pauvres au lieu de les soutenir.

Être victime ne devrait jamais être une faute. 

Sources et ressources  

  • [1] Ligue des familles, Recherche-action sur les attentes et les besoins des familles monoparentales, 2022
  • [2] Axelle Magazine, Placements abusifs d’enfants : pour leur bien ? – 2022 
  • [3] Défense des Enfants International – Belgique, Entretien avec Benoît Van Keirsbilck, 2022 (voir aussi notre interview) 
  • [4] Baromètre des loyers, Région de Bruxelles-Capitale, 2024 
  • [5] Alter Échos, Maman et bébé sans domicile fixe, 2023 
  • [6] Convention internationale des droits de l’enfant, ONU, art. 9 
  • [7] Convention internationale des droits de l’enfant, ONU, art. 9 ; Cour européenne des droits de l’homme 
  • [8] Ligue des droits humains, Le placement – chronique d’une séparation annoncée, 2023
  • [9] Service AGORA / Lutte contre la pauvreté, Précieux enfants, 2020 
  • [10] Ligue des familles, Recherche-action sur les attentes et les besoins des familles monoparentales, 2022 
  • [11] AGORA, Précieux enfants, 2020 ; Vie Féminine, Aide à la jeunesse aveugle aux violences faites aux femmes, 2023 ; LDH, Le placement, 2023 
  • [12] Housing Europe, The State of Housing in the EU 2023 
concours Lady Fortuna Loterie Nationale
Lady Fortuna (Loterie Nationale) – Votez pour Circé de L’Ilot ! 1024 576 L'Ilot

Lady Fortuna (Loterie Nationale) – Votez pour Circé de L’Ilot !

Lady Fortuna (Loterie Nationale) – Votez pour Circé de L’Ilot !

Sommaire :
  • Qu’est-ce que le concours Lady Fortuna de la Loterie Nationale ?  
  • Comment voter pour Circé via le concours Lady Fortuna ? 
    1. Un processus simple et gratuit  
    2. Les conditions d’accès  
    3. Quand voter avec Lady Fortuna ?
  • Notre projet Circé en finale : le seul refuge pour les femmes sans chez-soi 
  • Sources et ressources

C’est officiel : le concours “Lady Fortuna” de la Loterie Nationale entre dans son ultime phase. Destinée à soutenir des projets femmes, cette initiative est une magnifique occasion de soutenir notre projet Circé, qui figure parmi les finalistes ! 

Zoom sur le processus de vote et l’importance de donner sa voix pour Circé, premier et seul centre de jour par et pour les femmes sans abri à Bruxelles.

Qu’est-ce que le concours Lady Fortuna de la Loterie Nationale ?  

Lady Fortuna est donc le nom d’un jeu à gratter particulier de la Loterie Nationale. L’initiative propose aux participant∙es non seulement de tenter leur chance, mais aussi de s’engager socialement, en votant pour un projet en faveur des femmes. Le montant que la Loterie s’engage à verser aux associations s’élève ainsi à 100 000 €. 

Comment voter pour Circé via le concours Lady Fortuna ? 

Le processus pour donner votre voix, les conditions d’accès, la période de votes… On vous dit tout sur le concours Lady Fortuna de la Loterie Nationale !   

Un processus simple et gratuit  

Concrètement, chaque joueuse ou joueur peut voter une fois pour notre projet en scannant le QR code présent au dos de son billet participatif. Elle ou il est alors renvoyé∙e sur le site de la Loterie, et n’a plus qu’à sélectionner Circé parmi les 8 projets finalistes du concours Lady Fortuna de la Loterie Nationale. 

Notons qu’il n’est pas obligatoire d’acheter le jeu à gratter pour donner votre voix à Circé ! Il est ainsi possible de voter gratuitement pour soutenir Circé.

Les conditions d’accès  

Les conditions requises pour pouvoir voter dans le contexte du concours Lady Fortuna de la Loterie Nationale sont très peu contraignantes. La participation est ainsi gratuite et ouverte à :

  • toute personne physique majeure (donc âgée de minimum 18 ans) ; 
  • résidant en Belgique ; 
  • et disposant d’un compte de la Loterie Nationale (incluant le numéro de Registre National). 

Quand voter avec Lady Fortuna ?    

La période de votes du concours Lady Fortuna de la Loterie Nationale s’étend du 26 août au 30 septembre 2025. Passé cette dernière date, il ne sera plus possible de donner votre voix pour notre projet Circé. 

Notre projet Circé en finale : le seul refuge pour les femmes sans chez-soi 

La réalité de la rue n’est pas la même selon le genre de la personne sans chez-soi. Un constat évident mais qui se vérifie à chaque « étape » du sans-abrisme : qu’il s’agisse de ses causes, de son vécu ou des stratégies utilisées pour l’affronter (voir notre étude-action).  

Les recherches menées dans le cadre de notre étude-action montrent ainsi que l’immense majorité des femmes en situation de sans-abrisme a traversé au moins une fois de la violence fondée sur le genre. Mais ce n’est pas tout. Les femmes qui vivent en rue courent un risque omniprésent que ne connaissent pas (ou nettement moins) les hommes sans chez -soi. Nous parlons ici des viols et des agressions sexuelles.  

« J’ai été violée 70 fois en 17 ans de rue. J’ai été violée par d’autres sans-abri mais aussi par des hommes avec un domicile, qui m’ont dit que j’étais moins chère qu’une prostituée ».

Anne Lorient, ancienne personne sans chez-soi à France Info

Ces parcours de violences que les femmes sans-chez soi subissent avant et pendant leur survie dans la rue représentent ainsi des spécificités, face auxquelles notre secteur s’est longtemps retrouvé démuni.  

Devant ces carences insupportables, nous avons donc décidé d’ouvrir en septembre 2023  Circé de L’Ilot, le tout premier centre de jour par et pour les femmes sans abri à Bruxelles. Un espace sécurisé et apaisant, pensé pour répondre au besoin d’un véritable refuge pour toutes les femmes vivant en rue, à l’abri des nombreuses violences liées au genre. Les services proposés sont variés et s’inscrivent dans cette logique :

  • repas ;
  • consigne ; 
  • douche ; 
  • lessive ; 
  • activités et accompagnement psychosocial.