Sexe contre logement : une réalité inacceptable
Location offerte. Sexe exigé.
En Belgique, faute de logements accessibles, des femmes sans chez-soi sont contraintes d’accepter des rapports sexuels pour avoir un toit. Fuir les violences de la rue ne devrait jamais conduire à en subir d’autres.
Ce n’est ni un « arrangement », ni un choix libre. C’est une violence rendue possible par la crise du logement, la précarité et l’absence d’alternatives sûres. Un rapport de force brutal, fondé sur la peur de la rue et la menace de perdre ses enfants, ses papiers ou le peu de stabilité qu’il reste.
Chaque jour, chercher un toit peut devenir une nouvelle zone de danger pour des femmes déjà fragilisées par la pauvreté, les violences ou une rupture familiale. Un toit ne devrait jamais se payer avec son corps.
Quand le toit devient un chantage sexuel
Aucune femme ne devrait avoir à choisir entre la rue et la violence sexuelle pour dormir à l’abri. Cette stratégie de survie laisse des traces profondes : estime de soi détruite, sentiment d’être un objet de transaction, confiance brisée… C’est pourquoi notre association, active depuis plus de 65 ans en Belgique, construit déjà une chaîne de protection et de reconstruction. Un lieu sûr. Un accompagnement global. Un soutien vers le logement. Un suivi après l’entrée en habitation.