• 15 février 2021

Les températures remontent, l’urgence continue

Les températures remontent, l’urgence continue

710 750 L'Ilot

La vague de froid que vient de connaître la Belgique a une nouvelle fois mis en lumière les dangers auxquels font face les personnes qui vivent en rue.

Maintenant que le thermomètre remonte, la véritable urgence est de déployer suffisamment de moyens pour développer davantage de solutions dignes et durables. Et permettre à tous et toutes d’avoir un toit décent et d’y vivre dans des conditions dignes.

Les axes de travail sont multiples et complémentaires ; ils doivent être pensés de manière globale et interconnectée avec l’ensemble des acteurs de terrain du secteur sans-abri :

  • L’urgence doit rester l’urgence. L’urgence est indispensable : elle permet de sauver des vies. Mais, trop souvent aujourd’hui, ces solutions ne débouchent pas sur une prise en charge complète permettant l’accompagnement de la personne dans un logement et vers un projet de vie respectant sa dignité.
  • La prévention : la meilleure façon de sortir de la rue est de ne pas y tomber. Pour cela il faut des politiques ambitieuses de prévention afin d’aider les publics les plus fragiles à rester dans un logement et à s’y stabiliser. En cette période de crise économique post-Covid qui augmente le risque de pauvreté et de sans-abrisme, cette dimension doit impérativement être renforcée en privilégiant les approches intersectorielles.
  • Le logement : on le sait, on le crie depuis des années, il n’y a pas assez de logements disponibles à prix abordables à Bruxelles. Il est impératif de développer de nouvelles solutions de logements accessibles, dignes et durables afin d’augmenter le parc disponible et de prendre en compte la diversité des situations personnelles et des trajectoires de vie.
  • L’accompagnement dans le respect des besoins particuliers des personnes : le logement est un point de départ indispensable mais pas suffisant pour que les personnes puissent construire une vie digne. Une fois les personnes relogées, elles doivent pouvoir bénéficier d’un accompagnement global à domicile pour se reconstruire sur les plans de la santé mentale et/ou physique, poursuivre leur remise en ordre administrative, retrouver une stabilité financière, etc.

Ces enjeux croisés sont plus que jamais primordiaux. Parce que le nombre de personnes sans abri ne cesse d’augmenter, et parce que la crise sanitaire fragilise de nouveaux publics, comme nous le voyons malheureusement à L’Ilot.

Ensemble, nous pouvons décider de faire face et de mettre les moyens qui permettront à notre pays de sortir du sans-abrisme pour que tous et toutes puissent se reconstruire une vie dans le respect de la dignité humaine.